Test également disponible sur : Wii

Test JU-ON : La Malédiction

Test JU-ON : La Malédiction
La Note
note JU-ON : La Malédiction 6 20

S’il n’y a généralement rien à attendre des petites productions japonaises du calibre de Ju-On : La Malédiction, nous ne sommes jamais à l’abri d’une réussite artistique, de quelques trouvailles de gameplay ou d’un scénario original. Hélas, rien de tout cela n’est présent ici, et le titre s’embourbe au contraire très vite dans un rythme mollasson, une maniabilité douteuse et une absence quasi-totale de scénario. Avec son concept vierge de bonnes idées, voire d’idées tout court, Ju-On : La Malédiction est un titre qu’il est préférable d’oublier dans une maison abandonnée.


Les plus
  • Une ambiance réussie par moment
  • La jaquette lolesque
Les moins
  • Même pas peur
  • Gameplay vraiment creux
  • Prise en main laborieuse
  • Frôle le néant narratif
  • Pas bien long
  • Jeu à deux inutile


Le Test

Au même titre que Ring, Ju-On : The Grudge est une série phare du J-Horror, qui, portée par le succès, a atteint les collines d’Hollywood pour rayonner à l’international. Cependant, la différence entre le long métrage de Hideo Nakata et ceux de Takashi Shimizu est que l’industrie du jeu vidéo ne s’était jamais penchée sur leur cas. Sous l’impulsion de AQ Interactive et feelplus, l’erreur est désormais réparée et c’est en exclusivité sur Wii que Ju-On : La Malédiction vient frapper.


Il faut dire que la jaquette européenne du jeu n’a pas été conçue pour entretenir le mystère. On ne sait pas précisément ce qui se cache dans la tête des marketeux qui ont planché sur le projet, mais la mention "Un simulateur de terreur" avec une jeune femme planquée derrière un canapé trahit davantage toute l’ironie contenue dans le jeu, qu’il ne valorise le caractère horrifique de la chose. Comme s’il n’était pas possible de capitaliser ce sur quoi le titre devait (aurait dû ?) s’appuyer. Tranchant désagréablement avec ce que l’on pouvait attendre, Ju-On : La Malédiction s’apparente à une succession de visites de maisons hantées sans queue ni tête et non pas à une vraie aventure. Pour situer les choses, précisons que Ju-On est un jeu à la première personne dans lequel les différents héros que l’on incarne ne sont armés que d’une simple lampe-torche dirigée par le pointeur de la Wiimote. C’est à peu près tout ce dont nous avons besoin, le gameplay étant plutôt creux, pour ne pas dire totalement vide. Tout le concept du jeu tourne alors autour du courage et du sang-froid dont on fait preuve durant nos lentes explorations. Mesurés par notre propension à visiter les décors et à ne pas secouer la Wiimote n’importe comment au moindre grincement de parquet, ces deux indicateurs donnent un score à la sortie de chaque niveau censés encourager l’esprit de compétition entre potes. Définir sexe et signe astrologique permet même de changer quelque peu le déroulement des événements. Rien de révolutionnaire, mais de quoi renouveler un minimum l’effet de surprise. Les piles alimentant notre lampe-torche, et qui servent accessoirement de "jauge de vie", ne bougeront pas d’endroit, les clés et autres objets à collecter non plus.

Maudit soit-il !

Pour une adaptation de film, Ju-On : La Malédiction laisse étrangement de côté l’aspect narratif. C’est au prix de quelques efforts de recherche sur notre ami à tous, Google, que les néophytes prendront connaissance du concept de malédiction que cache Ju-On. Ce qui ne leur garantit pas une compréhension intégrale du scénario tant il est difficile d’établir un lien entre ce qui se passe dans l’usine abandonnée qui sert de premier niveau, l’hôpital ou encore les appartements délabrés que l’on visite. Ce ne sont pas les quelques syllabes qui servent d’introduction à chaque nouvel épisode qui lieront le tout. Non content d’être incroyablement scripté, chacun de ces stages (au nombre de quatre en tout, sans compter ce qui est à débloquer) mis bout à bout ne permet pas à la durée de vie de résister à un tout petit après-midi. D’une certaine manière, mieux vaut limiter le calvaire qu’est Ju-On : La Malédiction. Quiconque passera devant le jeu pourra difficilement prétendre le contraire, feelplus accouche ici d’un soft totalement archaïque aussi peu flippant qu’amusant. Pire, Ju-On : La Malédiction est même fatigant. Par sa prise en main lourde, son rythme soporifique, ses scripts cramés à 15 kilomètres, sa réalisation datée et l’absence d’éléments immersifs, il sent le produit vite fini pour coïncider au mieux avec les dix ans de la série au Japon. Certains lui reconnaîtront sans doute une atmosphère bien retranscrite, mais à quoi bon pour un titre qui distille l’horreur plutôt qu’il ne la déverse ? Inutile également de s’attarder sur l’option multi où le second joueur peut faire apparaître à l’écran un fantôme par-ci, un spectre par-là, nous n’en avons pas saisi l’intérêt…





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Hung Nguyen

le lundi 23 novembre 2009, 17:45




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