Test également disponible sur : DS

Test Etrian Odyssey

Test Etrian Odyssey
La Note
note Etrian Odyssey 14 20

Bien qu’ultra classique dans ses principales routines, Etrian Odyssey saura distiller ses vertus ludiques aux plus persévérants. Sans forcément proposer un challenge insoutenable, Atlus nous livre un titre un peu rustre qui pourra rebuter dans un premier temps. Comme beaucoup de Dungeon-RPG, Etrian Odyssey n’est donc pas à mettre entre n’importe quelles mains, l’investissement et la patience étant une fois de plus les clés qui mèneront au plaisir. Reste maintenant à avoir cette témérité avant de découvrir et d’apprécier sa richesse.


Les plus
  • Character design sympathique
  • De longues heures de jeu assurées
  • Gameplay cohérent et prenant…
Les moins
  • … pour peu qu'on se donne la peine de le découvrir
  • Impose trop d'allers-retours
  • Un Yuzô Koshiro un peu décevant


Le Test
Au-delà de leur apparence – casual, on vous l’accorde –, la Wii et la DS continuent à exploser les préjugés les plus tenaces en apportant régulièrement en Europe des curiosités que l’on espérait à peine caresser dans la langue de Shakespeare. Après les sympathiques Shiren The Wanderer et Izuna : Legend of The Unemployed Ninja, la petite bi-écran de Nintendo ouvre sa carcasse laquée à un nouveau représentant du Dungeon-RPG : Etrian Odyssey.

Sans nous donner la possibilité de nous perdre dans son pitch de deux lignes, que nous ne prendrons d’ailleurs pas la peine de résumer, Etrian Odyssey nous plonge d’emblée dans son ambiance heroic fantasy. Une guilde homogène à créer librement pour une équipe de cinq combattants, une taverne à fréquenter pour dénicher des quêtes annexes, ou un auspice pour ressusciter ses morts et qu’on cherchera donc à éviter, sont autant de repères que les baroudeurs de jeux de rôle en tout genre maîtrisent sur le bout des ongles. D’ailleurs, pour être tout à fait honnête, le titre de Atlus n’offre pas grand chose d’atypique dans ses grandes lignes. Dungeon-RPG d’un genre différent aux deux confrères sus-cités, Etrian Odyssey se démarque d’abord et surtout par la vue subjective qu’il adopte tout le long de l’aventure. Autant les déplacements que les combats sont servis par cette perspective limitative, et que si elle peut paraître étonnante pour un jeu japonais, sert finalement très bien la principale particularité du jeu : la cartographie. Dévaler les strates de l’Yggdrasil – le donjon qui fait office de terrain de jeu – n’est pas chose facile, c’est pourquoi notre guilde dispose du matériel nécessaire pour se repérer plus facilement lors des passages suivants. Ce fastidieux exercice est facilité par la vue à la première personne donc, puisque chaque pas est compté comme une case sur le schéma à compléter. Pas toujours obligatoire, il demeure cependant fortement conseillé, ne serait-ce que pour y annoter l’emplacement de lieux propices à la cueillette, au repos, ou pour indiquer le jaillissement d’une source d’eau bénite, par exemple.

 

Je vais, je viens

 

Il faut savoir que Etrian Odyssey nous oblige à un nombre incalculable d’allées et venues, ce qui nous oppose, de fait, à un grand nombre de combats aléatoires. Explorer chaque strate de l’Yggdrasil en plusieurs passages sera donc une corvée obligatoire. Bien affaibli par la férocité parfois abusive de la faune locale, c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on agrippera ces fruits qui semblent nous promettre un regain de vigueur. Il est donc important de garder en mémoire ces quelques spots salvateurs. En effet, le jeu regorge d’objets laissés à même le sol, voire de dons de mère Nature, mais encore faut il que ces derniers ne soient pas que de vicieux appâts. Une clairière fleurie et baignée par le soleil peut être un nid à monstres, ou une botte laissé au sol la signature d’un terrible prédateur amateur de chair fraîche ; c’est pourquoi mieux vaut marquer les cases où l’on s’est laissé surprendre par le bestiau. En cas de Game Over, le jeu propose en effet de conserver ou non toutes les données liées à la carte. Un travail pré-mâché bienvenu, le reste des progrès enregistrés retournant, bien entendu, dans l’oubli.

En cas de Game Over, le jeu propose en effet de conserver ou non toutes les données liées à la carte."

 

Pour ce qui est du système de combat et de progression, Etrian Odyssey baigne dans le déjà vu. Plus que le classique et efficace tour par tour, on retiendra surtout la lenteur d’attribution des Points de Compétence (un point par montée de niveau) à répartir pour glaner techniques et autre bonus liés aux statistiques de nos persos. Organisée en arborescence, dont la représentation n’est pas donnée, la progression se révèle longue et fastidieuse dans la mesure où elle nous oblige à ne pas privilégier une caractéristique plus qu’une autre, sous peine de ne pas acquérir les précieux sorts de soin, ou les dévastatrices magies noires. Et parce que dans la contrée d’Etria l’argent ne tombe pas des poches des ennemis abattus – ou pas sous forme de monnaie, du moins –, la collecte de matières premières sur leur carcasse, par la cueillette, ou le ramassage est fondamentale. En effet, c’est lors de leur revente que les pièces viendront garnir votre bourse, avant d’être dépensées dans les nouveaux équipements fabriqués à l’aide du précieux butin fourni. En fin de compte, la grande réussite d’Etrian Odyssey est d’avoir réussi à agencer intelligemment chaque aspect du gameplay pour aboutir à un tout cohérent. En plus du level up obligatoire, les longs moments passés dans les profondeurs de l’Yggdrasil sont également synonyme par la suite d’une avancée matérielle et d’un enrichissement pécuniaire, ce qui atténue les longueurs dues aux déplacements (bien que les Fils D’Ariane et les Puits Géomagnétiques atténuent par la suite ce constat), chaque effort étant rétribué. Reste à voir si vous êtes prêt à en consentir autant.





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Hung Nguyen

le jeudi 19 juin 2008, 17:30




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