Test également disponible sur : Xbox - PlayStation 2

Test Driver : Parallel Lines sur Xbox

Test Driver : Parallel Lines
La Note
note Driver : Parallel Lines 14 20

Doit-on nécessairement copier sur le voisin pour espérer obtenir la même note ? C’est un point sur lequel les dirigeants d’Atari et de Reflections Interactive ont dû réfléchir mûrement quand on voit le nombre de références pour ne pas dire plagiats qui sont faites à l’encontre du hit de Rockstar Games. S’il faut passer par cette voie pour s’assurer d’un résultat convenable et parfois même remarquable (ce qui est le cas ici avec Driver : Parallel Lines) alors on ne crachera pas dans la soupe. En contre-partie, il faudra faire abstraction de toute personnalité, originalité et cette absence de tempérament pèsera continuellement sur la franchise. Le cas échant, Driver restera un bon ersatz de GTA certes, mais un ersatz quand même…


Les plus
  • Une ambiance de folie
  • Un scénario intéressant
  • Bande-son envoûtante
  • Doublage réussi, VO et VF
  • Persos charismatiques
  • De superbes cinématiques
  • Le coup des 2 époques
Les moins
  • Le manque d'originalité
  • L'héritage GTA trop présent
  • Une I.A. pas géniale
  • Les nombreux bugs
  • Une ville pas assez marquante
  • Manque de richesse parfois
  • La nage impossible


Le Test

Furieusement affaiblie par deux épisodes complètement à côté de leurs pompes, la franchise Driver – pourtant vendue à des millions d’exemplaires – tente désespérément de reconquérir le cœur des joueurs qui ont, depuis quelques années déjà, jeté leur dévolu sur une autre licence phare : Grand Theft Auto. Atari et Reflections Interactive ont donc décidé de faire table rase du passé afin de repartir sur des bases saines. Le résultat est-il concluant ?


Se remettre en question et reprendre tout depuis le début, voilà ce qui semble être une bonne initiative de la part de Reflections Interactive qui, après les cuisants échecs critiques de Driver 2 et DRIV3R, a décidé de laisser Tanner et son badge de flic au placard. C’est The Kid, intimement appelé TK, qui prend ainsi la relève en s’érigeant en tant que personnage principal de ce Driver : Parallel Lines. Cheveux longs, pantalon pattes d’eph’, chemise hawaïenne et blouson en cuir marron, notre filou possède largement plus de charisme que l’ami Tanner désormais devenu un héros has-been. Il faut reconnaître que le New York des années 70 - choisi comme nouveau lieu de vandalisme - affiche lui aussi beaucoup plus de charme et de classe que les villes de Miami, Nice et Istanbul réunies.

 

Suffragette City

 

A l’instar de GTA, les concepteurs de Driver : Parallel Lines ont donc opté pour une seule et unique métropole où le joueur peut se balader où bon lui semble. Et même si la reproduction de la "Big Apple" n’est pas tout à fait exacte - afin de réduire la longueur des distances - il sera possible de visiter les différents districts de la ville tels que Manhattan, Brooklyn, le Bronx ou bien encore Harlem sans le moindre temps de chargement, étant donné que Reflections a opté pour la technologie du streaming, véritable pain béni pour les joueurs lassés des pages interminables de chargement. En contre-partie, il va falloir être plus indulgent en matière de graphismes et de réalisation puisque Driver : Parallel Lines apparaît comme bien moins gourmand que son prédécesseur. Mais ce n’est pas parce que les textures ont perdu en finesse et que le niveau de détails des décors a chuté que Driver : Parallel Lines est foncièrement plus moche que DRIV3R, loin de là. Pris dans sa globalité, le jeu est même plutôt agréable à regarder et parvient même à se loger dans la même catégorie qu’un GTA, bien que ce dernier offre une richesse visuelle plus importante. Car s’il y a bien un défaut que l’on peut reprocher à la ville de New York dans Driver : Parallel Lines, c'est son manque de repères ou de lieux marquants et ce, malgré quelques grands axes reconnaissables dès le premier coup d’œil. Fort heureusement, l’inévitable carte en bas de l’écran fait office de GPS et nous permet ainsi de ne pas perdre le nord. Et à l’instar de GTA, il sera également le compagnon idéal pour repérer les différentes missions qui nous attendent dans le jeu. Du coup, le jeu gagne en fluidité et le frame-rate n’est plus en dent de scie comme l’était DRIV3R à son époque, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. On regrettera en revanche le manque singulier de travail au niveau de l’intelligence artificielle de manière générale. Si les flics n’hésitent pas à intervenir à la moindre infraction au code de la route en cas de flagrant délit, on est assez étonné du manque d’autonomie de la part des new-yorkais qui ne prennent jamais l’initiative de contourner un obstacle pour rester totalement insensible au trafic.

 

L’héritage GTA

 

Jusqu’à présent, la série Driver avait su conserver une certaine identité. Certes, la comparaison avec la saga de Rockstar Games était inéluctable mais un certain nombre d’éléments uniques permettait à Reflections Interactive de différencier. Les joueurs n’étant malheureusement pas réceptifs à cet univers, le studio de Newcastle n’a, semble-t-il, pas eu d’autres choix que de copier sur la copie de son plus proche voisin. De l’architecture, à la mise en place des missions tout en passant par le pilote des différents véhicules, Driver : Parallel Lines ne cesse de tendre des perches vers GTA, désormais devenu le mentor mais surtout une référence pour le genre. Ici, The Kid va devoir enchaîner un certain nombre de missions principales pour avancer dans l’histoire. Bien évidemment, pour augmenter la durée de vie, d’autres épreuves annexes ont été mises en place pour varier les plaisirs. Concourir à des courses de voitures sur circuits fermés ou en pleine ville, endosser le rôle de chauffeur de taxi ou bien encore récupérer par la force des mallettes pleines de billets, sont d’autant de petites missions qui permettent de visiter de fond en comble l’immense métropole qu’est New York. Conscient d’ailleurs des lacunes causées par les phases pédestres de DRIV3R, Reflections Interactive a donc préféré se focaliser sur les séquences de pilotage et 90% des missions se fait au volant de véhicules à deux comme à quatre roues. Cela reste somme toute compréhensible compte tenu des mouvements assez limités du personnage. Marcher, courir, se baisser et tirer sont en effet les seules actions possibles que l’on peut faire aux commandes de TK. Notre lascar a en effet laissé le saut, le sprint, la grimpette et la nage à Carl Johnson, visiblement bien plus sportif que lui. C’est assez dommage car TK se manie plutôt bien, sa façon de marcher fait un effet bœuf en collant parfaitement avec l’ambiance 70’s du jeu et le système de visée et de tir est bien plus convaincant que celui de GTA : San Andreas. Tant pis, on se rebattra avec plaisir du côté des véhicules qui ont eux aussi de sérieux atouts pour séduire. Moins véloces, les bolides des années 70 se rattraper par des modèles beaucoup plus variés et que les amateurs de belles carrosseries s’amuseront à collectionner dans leur garage. Il n’est d’ailleurs pas rare de descendre de sa voiture pour essayer d’alpaguer une belle Mustang que l’on aura vu passer à toute berzingue dans le sens inverse, comme on pourrait courir derrière une jolie donzelle.

 

La liberté a un prix

 

Plus intéressant, la quête principale se découpe en deux parties bien distinctes. La première débute comme on le sait en 1978. A cette période, TK a 18 ans. Il est fougueux, insouciant et croque la vie à pleine dent jusqu’au jour où une mission tourne au drame. Devancé et trahi par des gens en qui il avait donné sa confiance, TK va ainsi moisir 28 ans en prison, 10 220 jours entre les barreaux où il ne cessera de cultiver haine et vengeance. Forcément à sa sortie, la cool attitude, notre héros l’a bien perdu et ses traits marqués, son bouc affirmé et sa carrure plus imposante n’est autre que le reflet de ses 28 ans passés dans une cellule. Si dans un premier temps, on prend un malin plaisir à redécouvrir le New York en 2006, on se rend rapidement compte que les changements opérés ne sont pas si légions que ça. En effet, à l’exception d’une teinte plus froide, des véhicules et des citoyens redessinés pour les années 2000 et quelques raffinements, l’habillage reste assez identique. Bien évidemment, New York restera New York et loin de nous de réclamer un changement radical mais un petit dépaysement n’aurait pas été du luxe. Ceux qui ont pris le soin de conserver leurs véhicules de l’ancien New York peuvent toujours les récupérer dans le garage de Ray, toujours présent pour apporter le soutien à son ami TK. Forcément, leur tenue de route et leur vitesse de pointe n’arrivent pas à la cheville des tous nouveaux modèles mais pour certaines missions, où il n’est pas nécessaire de foncer comme un dératé, il est parfois recommandé de les utiliser. Pour marquer la différence entre les deux époques, Reflections Interactive a eu l’ingénieuse idée de proposer deux tracklists différentes mais pas foncièrement opposées, puisque la base restant tout de même le rock et ses riffs de guitare qu’on apprécie toujours autant. Le choix des chansons est pertinent et on a, une fois encore, le sentiment que l’héritage GTA est encore passé par-là.




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