Test également disponible sur : PS4

Test Deliver us the Moon : le walking simulator qui nous promet la lune, alors que...

Test Deliver us the Moon : le walking simulator qui nous promet la lune
La Note
note Deliver us the Moon 14 20

Deliver Us The Moon est une aventure sympathique, qui décolle assez fort... mais perd de la puissance au fil du voyage. Ce manque d'endurance l'empêche clairement de monter sur le podium des meilleurs "walking simulator", et on lui préférera donc les moins récents mais bien meilleurs Gone Home et autres What Remains of Edith. En revanche, si vous êtes particulièrement attirés par la thématique de l'espace, vous réussirez à trouver votre bonheur avec le titre de KeokeN Interactive. Les séquences en apesanteur sont par exemple particulièrement réussies. Quant à celles en gravité lunaire, elles sont moins impressionnantes mais restent agréables. Si vous avez toujours rêvé de décrocher la lune, l'occasion vous est au moins donnée ici de poser un pied dessus !


Les plus
  • Le contexte "post-apo réaliste"
  • Les séquences en apesanteur
  • Voix françaises très correctes
  • Localisation jusque dans les décors
Les moins
  • Enigmes simplistes
  • Certains passages répétitifs
  • Commandes sans cesse affichées à l'écran
  • On s'ennuie un peu sur la fin


Le Test

Issu d'un financement participatif et initialement prévu pour l'été 2016, Deliver Us The Moon aura finalement vu le jour pour la première fois en septembre 2018 dans une version amputée d'un chapitre entier, et en octobre 2019 pour la version réellement complète. Tout cela sur PC. La mouture consoles est quant à elle sortie il y a quelques jours, fin avril, tandis que le jeu vient également de rejoindre le Xbox Game Pass. Toutes les conditions sont donc réunies pour vous parler de cette aventure spatiale, qui nous emmenés de la Terre à la Lune.


Deliver us the MoonSi vous trouvez cette année 2020 assez déprimante jusqu'à maintenant, attendez-donc de voir ce qu'il va se passer en 2030 ! Si l'on en croit le scénario de Deliver Us The Moon, cette année-là sera celle de la crise ultime. L'humanité aura alors épuisé toutes les ressources énergétiques de la Terre et, telle la cigale de la fable, se trouvera fort dépourvue. Elle se tournera alors vers la Lune afin d'y récolter une nouvelle source d'énergie : l'isotope Helium-3. En 2032 le satellite sera colonisé, et la transmission d'énergie de la Lune à la Terre par micro-ondes deviendra une réalité salutaire. Mais voilà qu'en 2054, on perd toute communication avec la Lune, et donc toute source d'énergie. Incapable d'envoyer une nouvelle équipe dans l'espace, la World Space Agency ferme ses portes et cinq années se passent. Cinq années durant lesquelles un petit groupe d'anciens de la WSA se démène pour envoyer un unique astronaute sur la Lune. Nous sommes maintenant le 16 septembre 2059, et cette expédition à toute petite échelle est enfin prête.



Deliver us the MoonEn tant que héros de cette aventure, votre rôle consiste à vous rendre sur l'astre nocturne afin de comprendre ce qu'il s'y est réellement passé et, éventuellement, résoudre le problème. Ce scénario est clairement l'un des points forts du jeu car il nous place dans un univers qu'on pourrait qualifier de "post-apocalyptique réaliste", la catastrophe de base étant tout à fait plausible, et ses conséquences pas trop fantaisistes. Deliver Us The Moon a également le bon goût de nous proposer une version française de qualité. Sans être absolument toutes irréprochables, les voix françaises sont globalement très satisfaisantes, surtout pour un jeu indépendant. On a connu des AAA et des AA de grands éditeurs qui faisaient largement moins bien… D'une manière plus générale, la localisation dans son ensemble est digne de louanges,  car elle va jusqu'à modifier les nombreux éléments textuels qui parsèment les décors. Articles de journaux punaisés au mur, panneaux indicateurs, et autres inscriptions sur tableaux blancs ou noirs  sont traduits en français, et parfaitement intégrés dans les différents environnements. Il peut rester ici ou là quelques petites lignes en anglais, mais il s'agit alors généralement de texte plus décoratif qu'informatif.

 

ON A GLISSÉ SUR LA LUNE

Deliver us the MoonLe premier contact avec le jeu est donc très positif, et ce souci du détail épaule efficacement des graphismes, jamais transcendants certes, mais toujours très honnêtes. Les intérieurs des bâtiments sont par exemple suffisamment détaillés pour paraître crédibles. La séquence de décollage qui débute l'aventure simule (avec simplicité mais agréablement) les manipulations qu'un pilote doit effectuer tandis que, à travers le hublot, on peut voir s'éloigner l'ancienne planète bleue, devenue marronnasse. Il est alors temps d'amarrer sur une station spatiale et de profiter de quelques séquences en apesanteur fort sympathiques. Le contexte rappelle des films comme Gravity ou 2001 odyssée de l'espace, tandis que l'impression de nager dans l'espace est renforcée par la présence d'objets flottants et l'absence de haut et de bas dans les différents couloirs (certaines inscriptions sont ainsi écrites dans tous les sens). Comme dirait l'autre, jusqu'ici tout va bien. Hélas, le jeu perd en force par la suite. Une fois arrivé sur la lune grâce à un ascenseur la reliant à la station, vous aurez l'occasion de faire quelques pas en gravité faible, de conduire un rover à deux ou trois reprises, de prendre le contrôle d'une unité ASE (un compagnon robotique qui ressemble comme deux gouttes de ferraille à Wheatley de Portal 2) et d'actionner des mécanismes. Plein de mécanismes. Toujours le même genre de mécanismes. Qu'il s'agisse de rétablir le courant, d'aligner des paraboles ou de raccorder un réseau, on fait finalement toujours un peu la même chose. Le jeu peine à nous proposer des énigmes dignes de ce nom, et ces opérations paraissent donc un peu trop répétitives. Même le fait de pouvoir contrôler directement l'unité ASE tombe un peu à plat, puisqu'à chaque fois il s'agit d'emprunter une bouche d'aération pour aller actionner un interrupteur autrement inaccessible.

Plein de mécanismes. Toujours le même genre de mécanismes. Qu'il s'agisse de rétablir le courant, d'aligner des paraboles ou de raccorder un réseau, on fait finalement toujours un peu la même chose. Le jeu peine à nous proposer des énigmes dignes de ce nom, et ces opérations paraissent donc un peu trop répétitives.


Deliver us the MoonLe reste du gameplay consiste donc à marcher, à récupérer des bonbonnes d'oxygène, à survivre à une ou deux séquences mouvementées, et à découper des verrous grâce à un outil laser, que le projet Kickstarter présentait comme un outil multiple et évolutif… mais qui ne possède finalement que cette unique fonction basique. Les amateurs de lore à collectionner pourront également analyser certains éléments du décor pour débloquer un petit texte informatif, ramasser des enregistrements audios ou encore observer des souvenirs holographiques, histoire de mieux saisir tous les tenants et les aboutissants du scénario. Classique ! Ce qui est moins classique en revanche, c'est l'alternance forcée entre vue subjective et vue à la troisième personne selon les séquences (ça n'apporte rien...) et l'affichage beaucoup trop répété des commandes les plus basiques. Même au bout de cinq heures, sur une durée de vie totale d'environ six heures, le jeu s'obstine à afficher en gros à l'écran les touches permettant de tourner un élément et même celles servant à se déplacer. Et aucune option ne permet de cacher ces "informations" ô combien cruciales... L'expérience Deliver Us The Moon commence donc très bien mais se termine en demi-teinte. Même la séquence finale n'est pas aussi forte qu'elle aimerait l'être...


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Derniers commentaires
Par hubbub le Lundi 11 Mai 2020, 7:22

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Jeu intéressant fait ce week end. C'est assez court et c'est très sympa. On est loin d'un AAA mais le Game Pass permet justement le temps de quelques heures de découvrir d'autres titres et si vous aimez le genre je ne peux que vous conseiller celui-là. Pensez juste à modifier la sensibilité des axes dans les options sinon c'est vraiment trop lent.

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