Test également disponible sur : GameCube

Test Bleach GC

Test Bleach GC
La Note
note Bleach GC : Tasogare ni Mamieru Shinigami 6 20

Quelque soit les arguments donnés par Sega, rien ne pourra nous empêcher de crier au scandale voire à l'arnaque une fois la galette de Bleach GC insérée dans la console de Nintendo. Assez vilain dans son ensemble, le jeu accuse également un gameplay d’une rigidité incroyable à peine digne des premiers jeux de baston 3D de l’ère Saturn et PSone. Attention à ne pas trop négliger la série Bleach car cette nouvelle poule aux œufs d’or pourrait bien se métamorphoser en cadeau empoisonné à l’avenir.


Les plus
  • Cinématique d'intro sympathique
  • Les voix officielles de la série
  • Casting au complet
  • Modélisation réussie des persos
Les moins
  • Finalement assez laid
  • Des décors vides
  • Gameplay à la rue
  • Combos répétitifs
  • Musiques insignifiantes
  • Mode Story bâclé
  • Modes de jeux peu nombreux


Le Test

Outre Naruto, s’il y a bien un manga qui prend de l’ampleur en dehors de l’archipel nippon, c’est bien Bleach. Le succès aidant, deux éditeurs se disputent la licence pour en faire des adaptations vidéoludiques. D’un côté Sony Computer Entertainment qui couvre les consoles PS2 et PSP. De l’autre, Sega qui prend en charge les versions DS et GC. Ca tombe bien, c’est de cette mouture qu’il s’agit ici. Pourtant, ce n’est pas la notoriété du manga ni même le savoir-faire de Sega qui va empêcher Bleach GC de boire méchamment la tasse.


Test import japonais

 

Diffusé sur TV Tokyo - comme la plupart des grands dessins animés du Japon – la série animée Bleach est l’œuvre de Tite Kubo (de son vrai nom Noriaki Kubo) un jeune mangaka de 29 ans, passionné de tout ce qui a attrait à la culture anglo-saxonne. Amateur de bonne musique et notamment du groupe de rock / grunge Nirvana, Kubo n’a pas hésité à rendre hommage à son groupe préféré en repiquant le nom du premier album de Nirvana pour baptiser sa nouvelle œuvre, aussi surprenant que cela puisse paraître. Mais l’histoire de Bleach n’a heureusement aucun lien de parenté avec les chansons du trio Cobain, Grohl et Novoselic, puisqu’elle traite de samouraïs et autres revenants de l’au-delà. Le manga suit en effet les tribulations d’Ichigo Kurosaki, un jeune guerrier qui possède le don de voir des fantômes depuis sa plus tendre enfance. Parmi ces êtres de l’au-delà, on retrouve les Hollows, des esprits corrompus incarnés en créatures peu fréquentables, attaquant fantômes mais également êtres vivants. Heureusement, la Soul Society a mis en place un corps d’élite d’esprits guerriers pour combattre les Hollows. Si Ichigo n’en fait pas partie, il héritera de leurs pouvoirs exceptionnels après que Rukia Kuchiki lui transmette quelques techniques de combat. Désormais hors-la-loi vis à vis de la Soul Society, Ichigo se retrouve au milieu d’un conflit où il est devenu une cible à éliminer aux yeux des deux clans.

 

Smell like teen spirits

 

Alors que la série animée diffuse son soixante-sixième épisode, l’adaptation sur GameCube de Bleach propose de revenir sur les moments les plus marquants de la série via un mode "Scenario" découpé en quinze chapitres. C’est peu c’est évident, d’autant que la trame scénaristique est racontée de manière trop légère pour que les non-fans de la série puisse apprécier l’histoire à sa juste valeur. Sans compter que Sega ne s’est pas franchement foulé le poignet puisqu’il faut se contenter de simples images statiques qui s’enchaînent un peu à la manière d’une BD comme narration. Clairement, les développeurs ont opté pour la voie de la facilité et de la simplicité, ici élément perturbateur du gameplay. Loin de nous d’affirmer que les gameplays accessibles soient inintéressants (il suffit de se tourner vers la série des Naruto Gekito Ninja Taisen!) mais la rigidité des personnages et le manque cruel de combos ou même d’attaques ont vite fait d’achever un jeu qui ne brillait pas déjà par son aspect graphique. Je m'explique. Une touche pour la garde, une autre pour les attaques faibles, un bouton pour les grosses frappes et plusieurs combinaisons pour faire monter sa jauge de puissance à son maximum afin d'exécuter les mouvements spéciaux. Rien de plus simple jusque-là. Chaque personnage possède à ce propos deux attaques spéciales (R + A et R + X) qui permettent d’infliger davantage de dommages chez l’adversaire.

 

Vient ensuite le mode ralenti qui se déclenche en appuyant sur la touche Y. Il faudra bien évidemment que la barre de pouvoir soit suffisamment  pleine pour l’activer et ainsi profiter de ce moment pour affaiblir le plus possible son antagoniste. Si l’effet est plutôt appréciable, on aurait aimé un traitement visuel plus digérable et un temps d’action plus court, ne serait-ce que pour limiter les abus. Malgré un système de combat qui aurait pu apporter sa pierre à l’édifice, le gameplay de Bleach n’arrive à aucun moment à nous captiver l’attention. Comme anoncé plus haut, les personnages - bien que modélisés avec soin -donnent l’impression d’avoir été animés avec une manivelle. Le nombre insuffisant de mouvements et le faible pourcentage de combos font place à une lassitude prononcée, à laquelle s’ajoute un dégoût total dès lors qu’on aura débuté un match. La caméra, généralement gérée sans aucun accroc dans un jeu de baston, ne se place ici jamais au bon endroit. Par on ne sait quelle raison, celle-ci se met à sautiller dès lors qu’un protagoniste fera un saut, aussi minime soit-il. Un défaut assez rédhibitoire, notamment pour ceux qui ont tendance à choper la nausée rapidement, soit un argument de plus pour faire chuter un peu plus la qualité déjà pas bien réjouissante du titre.

All apologies 

N’espérez pas trouver un quelconque plaisir dans les autres modes de jeu, il n’y en a guère ou peu. Un mode "Scenario", un mode "Versus", un mode "Survival" (13bansyoubu), un mode "Practice" (Lesson) et quelques extras comme des séquences à débloquer, la diversité n’est pas vraiment au rendez-vous. On pourra tout juste se consoler grâce au casting du jeu très complet qui comptabilise 24 personnages différents. Il est regrettable en revanche que l’équilibre entre chacun d’entre eux n’ait pas été respecté car on imagine mal Shiba réussir un Perfect face Kuchiki par exemple. L'un possédant des attaques très courtes et se déplace très lentement, l'autre ayant une allonge incroyable, possède le don de se téléporter n'importe où et possède une vitesse d'animation incomparable. Dommage également que la réalisation globale du jeu soit aussi minimaliste. D’un côté, la modélisation des personnages est impeccable, de l’autre les arènes de combat sont affreusement laids et vides de toute animation. C’est austère et les musiques peu flatteuses finiront pas achever un titre qui était pourtant attendu par bon nombre d’aficionados.

 

Disponible chez Tokyo Eyes




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