Call of Duty 3


Call of Duty 3

Lancée sur la scène il y a tout juste trois ans, la série Call of Duty s’est aussitôt imposée comme l’un des meilleurs porte-paroles des FPS basé sur la Seconde Guerre Mondiale. Réservé au départ pour le marché du PC, la franchise devient avec ce troisième épisode une exclusivité consoles, Wii y compris. Développé désormais par Treyarch (Ultimate Spider-Man, Call of Duty 2 : Big Red One), Call of Duty 3 arrive tout juste un an après un second volet mémorable. Pour s’assurer de sa qualité, nous nous sommes rendez à Los Angeles dans les studios de Treyarch. Compte-rendu.


Santa Monica, Venice Beach, Hollywood Boulevard, la Californie continue encore et toujours de nous faire rêver avec son soleil de plomb et son cadre idyllique. C’est là-bas, au pays de la frime, des strass et des paillettes que nous avons pu approcher la nouvelle itération de la série Call of Duty. Les épisodes défilent à un rythme quasi industriel et Activision souhaitait nous prouver que rapidité peut très bien rimer avec qualité. Après un voyage plein de surprises et de rebondissements, notre avis au sujet de Call of Duty 3 confirme ce que nous avions vu à l’E3 dernier en session privée. Nos explications en détails.

 

Les petits détails qui font la différence

 

Selon Marcus Iremonger, executive producter du jeu : "Avec Call of Duty 3, l’objectif n’était pas de révolutionner la série ni encore moins le genre FPS, mais de prolonger l’expérience qui avait été offerte dans Call of Duty 2." Meilleure vente au lancement de la Xbox 360 aux Etats-Unis comme en Europe, Call of Duty 2 reste à ce jour le First Person Shooter le plus immersif et le plus réaliste concernant les événements de la Seconde Guerre Mondiale, pour reprendre les paroles du conseiller militaire, embauché à l’occasion pour retranscrire avec soin l’intensité des combats. Il faut bien avouer qu’en terme d’immersion, Call of Duty 3 assure le spectacle et se révèle être bel et bien le digne successeur de Call of Duty 2. Afin d’apporter encore plus de crédit à cet élément majeur contribuant à la qualité du jeu, Treyarch a cette fois-ci misé sur les petits détails qui font la différence. Tout d’abord, l’utilisation d’un moteur proche de celui utilisé dans Half-Life 2, permet de gérer de façon réaliste le mouvement des corps et des objets. Cela peut paraître désormais anodin pour un FPS conçu en 2006 mais c’est une première pour Call of Duty, qui n’a jamais voulu se piquer au jeu. C’est désormais chose faite puisque l’on pourra dorénavant s’extasier devant le rendu des corps inertes et de la manière dont se déplace un objet suite à une déflagration.

 

Toujours soucieux d’appuyer le sentiment d’immersion, on pourra compter sur une gestion réaliste des environnements. Il suffit par exemple de jeter un œil aux différents champs d’herbe ou autres feuillages pour se rendre compte qu’un travail minutieux a été effectué de ce côté là. Que ce soit les feuilles des arbres ou les hautes herbes, elles se plissent au gré du vent (ou presque) et s’écrasent au moindre passage d’un personnage ou d’un véhicule. Tout ceci n’est malheureusement pas géré en temps réel encore mais voilà le type de détails qu’on aime trouver dans un jeu nouvelle génération. Ceux qui s’ont d’ailleurs friands de ce type d’éléments croustillants ne manqueront pas de remarquer le soin apporté aux tenues vestimentaires des soldats, alliés comme allemands. Des tenues qui évolueront d’ailleurs au fil des missions, n’échappant pas à la boue, à la pluie et aux déflagrations d’une grenade. A ce propos, les smoke grenades, l’un des éléments clefs de Call of Duty 2 sont encore de la partie dans ce troisième opus. Les développeurs ont même fait évoluer son utilisation puisqu’il va falloir désormais prendre en compte le sens du vent, capable de diminuer en un rien de temps l’opacité de la fumée avec son souffle.

 

Véracité historique et immersion ludique avant tout !

 

Construit sur le même modèle que son prédécesseur, Call of Duty 3 introduit néanmoins quelques éléments nouveaux tels que close combat battle action. Il s’agit en terme plus compréhensible d’une séquence scriptée au corps à corps, où l’objectif est de s’extirper de l’emprise d’un soldat allemand qui se serait amusé à nous sauter dessus. Son visage et ses mains passent alors au premier plan et à l’aide des boutons de tranches LT et RT, on l’empêche de prendre le dessus. Une fois dégagé, il ne reste plus qu’à l’achever d’un coup de crosse avec la touche Y. Voilà donc le genre d’éléments nouveaux qui permettent d’accentuer le sentiment d’immersion que souhaitent apporter les studios Treyarch. Que l’on se rassure, ces moments de combat rapproché resteront minimes et ne doivent en aucun cas prendre le pas sur le jeu en lui-même, sous peine d’overdose.

 

Si Call of Duty 3 fera une fois de plus la part belle aux séquences scriptées, les concepteurs se sont tout de même creusé la tête pour aérer un peu ces moments d’affrontements intenses. L’interactivité entre les personnages mais également les éléments du décor ont été un peu plus poussée. Il ne sera donc pas rare de voir des coéquipiers nous faire la courte-échelle pour franchir un muret ou de nous tendre la main pour nous extirper d’un trou d’obus. Pour ne pas faire faux bond à la réputation de la série, Call of Duty 3 proposera son lot de situations héroïques avec des actes de bravoure, appuyés par une musique patriotique, nous rappelant certaines scènes du film Il faut sauver le soldat Ryan, œuvre maîtresse signée Steven Spielberg. Cortège d’explosions, nombre hallucinant de personnages à l’écran, moments d’anthologie, le fan de la série devrait en avoir pour son argent. Puisque la véracité historique et l’immersion ludique semblent être le point névralgique de ce Call of Duty 3, à défaut de véritables nouveautés en termes de gameplay, on retrouvera trois campagnes distinctes qui nous permettront cette fois-ci de parcourir toute la France, de la bataille de Saint Lô en Normandie jusqu’à la libération de Paris le 24 août 1944, ultime niveau et finalité de cet épisode. Mais avant de pouvoir lever le drapeau américain sur la capitale française, il va falloir enquiller du kilomètre et endosser différents rôles. A l’instar de Call of Duty 2, c’est dans les bottes d’un soldat américain qu’on fera nos armes pour ensuite enfiler le treillis d’un officier britannique et petite nouveauté, suivre les pérégrinations d’un militaire canadien. Car il serait fâcheux d’oublier nos camarades du Canada et du Québec qui ont, eux aussi contribué à la victoire des Alliés sur l’armée nazie. Voilà donc un oubli réparé.

 

L’appel de la Wii

 

Si Activision mise avant tout sur les versions Xbox 360 et PlayStation 3, il ne faut pas non plus oublier la mouture Wii, qui nous a été présentée en exclusivité, sans pour autant mettre la main dessus. Le choc visuel est violent ! A titre de comparaison, il suffit de reprendre la version de Call of Duty 2 : Big Red One sur PlayStation 2 pour avoir à peu près une idée de la représentation graphique de cette version Wii. Mais comme Nintendo et les autres éditeurs tiers aiment à nous le rappeler, ce n’est pas du côté des graphismes qu’il faut chercher la nouveauté. Jouable uniquement avec le nunchaku (les deux parties reliées entre elles de la Wiimote), Call of Duty 3 sur Wii se joue peu ou prou de la même manière que Red Steel ou bien encore Metroid Prime 3 : Corruption. Le module de gauche sert à diriger son personnage, tandis que la zappette dans la main droite fait office de souris et permet ainsi de déplacer le regard. Il faudra s’habituer avant de maîtriser avec aisance l’ensemble des commandes, mais à l’instar des FPS que nous avons pu essayer à l’E3, il y a fort à parier que l’exercice devrait être surmontable. Si la réalisation de Call of Duty 3 sur Wii ne fait clairement pas le poids avec les moutures 360 et PS3, il n’en demeure pas moins qu’il s’agira du même jeu, adapté à la jouabilité Wii. C’est ainsi que des passages inédits offriront au joueur de profiter de cette maniabilité nouvelle. Marcus Iremonger s’est d’ailleurs amusé à nous représenter les différents mouvements intégrés spécialement pour la Wii. Le changement d’armes par exemple s’exécute de la manière la plus naturelle possible, puisqu’il faut pivoter le poignet droit d’un côté ou de l’autre. Les phases de close combat se font avec chaque partie du nunchaku dans la main et il faudra jouer des poings pour mettre son adversaire au sol, un peu de la même façon qu’on boxerait, en extrapolant un brin.

 

De temps à autre, il nous sera demandé de joindre les deux modules de la manette pour s’en servir comme pagaye et ainsi faire avancer son embarcation de fortune. Voilà donc ce genre d’éléments inédits qui permettront de ponctuer l’aventure de ce qu'on pourrait appeler des mini-jeux, l’atout premier de cette version Wii qui ne pourra donc pas miser sur les graphismes pour attirer le chaland et encore moins le fan. Si les version next gen’ de Call of Duty 3 laissent derrière elles comme un léger goût de déjà-vu (la fracture entre le premier et le second épisode était plus marquant), il n’en demeure pas moins que l’immersion et l’efficacité du titre risquent bien d’être une nouvelle fois au rendez-vous. L’expérience ne sera pas transcendée mais juste prolongée pour reprendre les propos des dirigeants de Treyarch. Quant à ceux qui se posent la question de la version PC, elle reste la chasse gardée d’Infinity Ward qui pourrait bien faire grand bruit prochainement… ou pas.

 

Un reportage exclusif sur JA TV sera prochainement mis en ligne. En attendant, vous pouvez consulter notre galerie de photos prises dans les studios Treyarch.




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