Tom Clancy's HAWX 2 : on y a joué !


Tom Clancy's HAWX 2 : on y a joué !

Les chevaliers du ciel défient de nouveau l’apesanteur pour mieux écraser, sous une pluie d’obus et de mitraille, les terroristes de tous bords. Dix-huit mois après avoir défié les éléments et les sociétés militaires privées, l’élite céleste reprend le manche pour mieux vous faire vibrer.


Déclinaison éthérée de la toujours plus manichéenne licence Tom Clancy, H.A.W.X. n’avait pas envoyé grand-monde au septième ciel lors de sa sortie malgré ses quelques belles qualités. Loin d’être découragé par ce semi-échec critique, Ubisoft Roumanie, spécialiste autoproclamé de l’action aérienne depuis le développement de Blazing Angels : Squadrons of World War II, remet les gaz.

Up in the air

Le studio de Bucarest semble même respecter son plan de vol initial avec Tom Clancy’s H.A.W.X 2. Dévoilée à Paris en version totalement jouable il y a quelques jours, cette suite démontre combien Ubisoft croit en l’une de ses licences les plus récentes. Même concept, même moteur, mêmes points forts, voire même faiblesses, les fous volants présents à l’événement européen organisé par le groupe français n’ont guère été dépaysés lors de leurs quelques heures de dogfights. Quatre missions étaient jouables pour l’occasion et permettaient de découvrir une triple-campagne qui vous placera alternativement dans un cockpit américain, aux commandes d’un chasseur russe et dans la peau d’un pilote britannique. Leurs coucous diffèrent, mais les trois camps partagent une même soif de destruction de toute menace terroriste. Les joueurs du premier épisode se souviendront toutefois que la frontière qui sépare agresseurs et agressés est particulièrement fine, et que les victimes ne sont pas toujours celles que l’on croit. Bien qu’aucun élément scénaristique ne nous ait été dévoilé, il est plus que probable que cette suite comptera, dans la pure tradition clancyenne, son lot de rebondissements. Avec leurs drapeaux yankees gonflés par le vent, leurs beaux discours empreints de la sagesse et de la camaraderie virile et sacrificielle qui anime les as virtuels, et leurs artifices de mise en scène façon Top Gun, les cinématiques des missions dévoilées confirmaient d’ailleurs l’attachement d’Ubisoft aux pénibles codes hollywoodiens de sa marque. Côté action, le grand spectacle n’était pourtant guère au rendez-vous…

Faucons de guerre

Sympathique mais guère passionnant, le premier H.A.W.X n’impressionnait ni par sa réalisation ni par son rythme, deux faiblesses dont cette suite ne semble pas avoir réussi à totalement se départir. Si le terrain de jeu est encore plus vaste, avec des cartes qui atteignent les 130 km de côté et vous mènent de l’Océan Indien à l’Arctique en passant par le Caucase et le Golfe persique, le plaquage d’images satellitaires au sol n’est toujours pas au point. De loin, le rendu paraît relativement réaliste, mais dès que vous vous rapprochez,  le manque de finition est flagrant. Flirter avec les cimes des arbres ou des reliefs montagneux est pourtant aussi tentant qu’aisé. Toujours à mi-chemin entre arcade et simulation, cette suite est très facile à prendre en main et le dernier des altophobes pourra enchaîner loopings, manœuvres d’esquive et décrochages entre deux pics enneigés, et multiplier les victoires sans trop se fatiguer, en vue objective ou subjective. Ubisoft Roumanie conserve donc les bases du premier volet, les bonnes comme les moins réussies, mais  y ajoute quelques petites phases de gameplay inédites, comme ces séquences de ravitaillement en vol. Lancé dans une mission de longue haleine, vous devrez parfois refaire le plein à dix mille pieds, en connectant la perche de ravitaillement de votre engin au tuyau d’un gros porteur blindé de fuel. Amusante sur le principe, la séquence est encore loin d’être au point, et exige tant de précision et de patience, sauf à utiliser une assistance au pilotage fort mauvaise pour l’égo, qu’elle casse le rythme de la partie. Un peu plus loin, une escapade au Moyen-Orient vous autorisera à goûter à une autre modalité de remise à  niveau : l’atterrissage sur une piste de fortune. La manœuvre est plus facile à exécuter et fera les affaires des pilotes dispendieux et des casse-cous, qui répareront ainsi leur destrier et  feront le plein… de missiles !

Toujours à mi-chemin entre arcade et simulation, cette suite est très facile à prendre en main et le dernier des altophobes pourra enchaîner loopings, manœuvres d’esquive et décrochages entre deux pics enneigés, et multiplier les victoires sans trop se fatiguer, en vue objective ou subjective."

La flotte pilotable accueille toujours en ses rangs des engins aussi prestigieux que le F22-Raptor, le Rafale, le Su-34 ou le A-10A Thunderbolt II et devrait se voir compléter de quelques drones et de nouveaux coucous de la mort, mais les vraies nouveautés sont justement à chercher du côté de l’arsenal. Pour faire le ménage rapidement, vous disposerez parfois d’un rocket pod unit, présenté par les développeurs comme le fusil à pompe des avions de combat. Une arme diablement efficace mais dont la courte portée vous contraindra à coller au train de votre cible. Autre innovation, le bombardement de précision façon Modern Warfare ! Confortablement installé à plus de dix mille pieds, vous passerez en caméra de visée et balancerez une bonne grosse purée métallique sur de pauvres petites cibles terrestres ou navales (voire sur des hélicos, mais là il faudra vraiment bien viser !). Evidemment, votre engin continue son chemin pendant que vous ajustez vos tirs et vous ne pourrez réagir si vous êtes attaqué, sauf à repasser en vue cockpit. Un problème particulièrement flagrant en team versus, jusqu’à 8, où vous devrez trouver le temps de cibler et d’anéantir des structures au sol, et notamment des rampes de lancement, tout en gérant les assauts continuels de vos rusés opposants humains. Toujours un peu mou en solo, bien que le studio nous promette des missions finales dantesques, avec poursuites de missiles nucléaires (comme dans le premier, mais en mieux) et bombardements orbitaux (contre vous), Tom Clancy’s H.A.W.X. 2 s’est effectivement révélé bien plus percutant dans ce mode multi, malgré des plantages incessants. Cette orientation communautaire devrait tout de même profiter à la Campagne, jouable en coop à 4. Un choix finalement assez logique : après tout, les chevaliers du ciel ne jouaient pas les cow-boys solitaires… Décollage à la fin de l’année, sur PC, PS3, Wii et Xbox 360.




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