THQ Gamer's Day > Saints Row 2
Premier GTA-like valable, le premier Saints Row était parvenu à se faire un nom dans le milieu grâce à une approche, certes repiquée sur le premier de la classe GTA, mais pour le moins efficace et réussi, ne le nions pas. Fort du succès critique et commercial du jeu, THQ a aussitôt commandé un second épisode à Volition, histoire de se partager le gâteau avec le très attendu Grand Theft Auto IV. Celui-ci arrivant quatre mois avant Saints Row 2, espérons que ce dernier ne se contente pas de ramasser uniquement les miettes restantes…
Inévitable en 2006 au moment de la
sortie du premier Saints Row, la comparaison avec la série Grand Theft Auto n’a
plus lieu d’être en 2008. C’est du moins ce qu’affirment haut et fort les
représentants de THQ et les membres participants du développement du jeu chez
Volition. Une excuse d’autant plus valable, toujours selon leurs dires, lorsque
GTA IV est sur le point d’arriver dans les bacs. Il est vrai que si les deux
licences présentent de grandes similitudes en matière de gameplay, Saints Row 2 semble désormais prendre une voie totalement différente du prochain hit signé
Rockstar Games. Là où GTA IV prône le réalisme à tout prix, avec une
scénarisation et un fil conducteur de l’aventure en béton armé, Saints Row 2 joue
la carte de l’humour à fond les ballons avec une approche totalement décalée.
Si le jeu présente un mode solo avec une histoire écrite au coin d’un feu, elle
est juste un prétexte à une foultitude de séquences plus loufoques les unes des
autres. Cela dit, pour ceux qui attachant une grande importante à la
construction narrative d’un jeu, aussi minime soit-elle, sachez que l’histoire
de Saints Row 2 reprend pile poil après les événements du premier volet. On
suit alors les traces du héros qui, après avoir été trahi par les membres de
son propre gang - celui des Saints - se retrouve plongé dans un coma profond
pour finir par la suite entre les barreaux. Fâché, et on peut le comprendre,
celui-ci demande réparation à sa sortie de prison. Ayant suivi une très
mauvaise éducation, c’est par la violence que sa vengeance va prendre forme.
Convenu.
Raw meat
A l’instar du premier volet, Saints
Row 2 fait la part belle à la customisation. Dans cette suite, elle est même sa
clef de voûte, si bien que tout le jeu est basé sur cet élément du gameplay. Du
personnage principal pour commencer - que le joueur pourra façonner à son image
ou comme bon lui semble - aux véhicules, tout en passant par les villas, les
possibilités offertes sont nombreuses, et les créateurs en herbe vont pouvoir
s’en donner à cœur joie. Sexe, couleur de peau, âge, corpulence, attitude,
timbre de la voix, caractéristiques corporelles, styles vestimentaires, j’en
passe des vertes et des pas mûres, le choix est cornélien et tous ceux qui
adhèrent un tant soit peu au concept des Sims risquent de passer des heures à
sculpter son voyou de quartier. Il ne faudra d’ailleurs pas trop traîner car
l’étape suivante est la personnalisation de son domicile. Là encore, le choix
est varié et si l’on n’adhère pas à la déco kistch de Valérie Daminot, libre à
nous de choisir le style de sa demeure. Peut alors commencer la balade au sein
de Stillwater, ville à part entière qui s’était illustrée dans le premier
Saints Row. Si les habitués retrouveront leurs marques très rapidement, les
développeurs nous ont assuré que le terrain de jeu a gagné près de 50% de
superficie. Un bon point quand on sait qu’on en demande toujours davantage à
une suite, surtout lorsqu’elle est attendue de pied ferme. Autre point sur
lequel les concepteurs ont largement travaillé : l’interaction avec le
décor. Toujours parmi les ajouts compris dans cette suite, il sera possible de
prendre n’importe qui en otage, s’en servir comme bouclier humain, pour ensuite
le lancer contre une vitre, ce qui devrait satisfaire les plus joueurs les plus
sadiques. Désormais, dans Saints Row 2, le joueur est libre de ramasser des
éléments de l’environnement pour s’en servir comme armes de fortune, un peu de
la même manière que Condemned 2. Parpaings, planches de bois, panneaux de
signalisation, voilà le type d’objets qui serviront à se défendre si jamais le
chargeur de son arme venait à être vide. GTA-like oblige, Saints Row 2 proposera un panel large d’armes à feu qu’on pourra utiliser pour éliminer les
membres d’un gang ennemi ou d’un innocent civil qui passait par-là. Rien
d’inhabituel en somme. A ce sujet, parmi les nouveautés, on pourra compter sur
des explosifs que l’on pourra balancer à volonté (les munitions étant illimitées)
afin de faire sauter des bâtiments. Chouette.
A l’instar du premier volet, Saints Row 2 fait la part belle à la customisation. Dans cette suite, elle est même sa clef de voûte, si bien que tout le jeu est basé sur cet élément du gameplay.
Il ne faudra donc pas être surpris
par cette approche très bestiale de la chose, Saints Row 2 assume parfaitement
son côté militaire, où tirer d’abord et réfléchir après devient presque une
philosophie. Et pour cause, le jeu veut avant tout assurer le spectacle, et
celui-ci doit nécessairement passer par une bonne dose d’action où tout faire
péter fera faire jouir les joueurs les plus féroces. Malheureusement, ce
premier contact avec le jeu n’était pas des plus réjouissantes. Certes, le
macaron "Pre-Alpha Version" nous indiquait qu’il s’agissait d’une version
peu avancée du code, mais il faut bien avouer que techniquement, Saints Row 2 n’était pas à son avantage. Graphismes légers, frame-rate toussotant,
bugs à tire-larigot et caméra capricieuse, le titre de Volition avait bien du
mal à s’attirer les convoitises du parterre de journalistes réunis autour des
bornes jouables. Néanmoins, les développeurs présents sur le stand nous ont
certifié à plusieurs reprises que le résultat final sera à la hauteur de nos
exigences, surtout après la bonne surprise que fut le premier épisode. Pour
nous rassurer, ces derniers nous ont rappelé que le moteur utilisé est le même
que celui du premier épisode, avec en prime quelques améliorations graphiques
qui devraient offrir quelques effets visuels sympathiques. Puisque la ville
Stillwater a gagné en superficie, la sensation de liberté devrait être plus
importante que par le passé. C’est d’ailleurs tout le mal qu’on lui souhaite,
car rappelons que le mastodonte Grand Theft Auto IV sort à la fin de ce mois,
et qu’il y a peu de chances pour qu’il nous déçoive. Les dés sont presque
jetés.
La sortie de Saints Row 2 est prévue pour le 26 août prochain sur Xbox 360 et PlayStation 3.




