Test également disponible sur : PS Vita

Test FIFA PS Vita sur PS Vita

Test FIFA PS Vita
La Note
note FIFA Football 14 20

On s’attendait à du lourd avec FIFA Football sur PS Vita, et on ne peut s’empêcher d’être déçu au regard du travail monumental réalisé sur FIFA 12. Car les développeurs d’Electronic Arts ont décidé de se baser sur le gameplay de FIFA 11, ce qui élimine du coup toutes les améliorations auxquelles nous avions eu droit l’année passée sur consoles de salon. Des dribbles un peu moins incisifs, une carrière qui a perdu en profondeur, un moteur physique moins impérial et un mode multijoueur broyé en miettes, il y a de quoi déprimer. Malgré tout, FIFA Football est incontestablement la meilleure simulation du genre sur consoles portable à ce jour, avec une réalisation proche des versions HD et une ambiance fidèle à celle des stades. Merveilleux pour les néophytes, un peu moins pour les fidèles.

Retrouvez plus bas la suite de notre test de FIFA Football


Les plus
  • Le meilleur jeu de football sur consoles portables
  • Réalisation soignée
  • Les passes tactiles
  • Un gameplay solide...
Les moins
  • ...malgré l'absence des finesses de FIFA 12
  • Les temps de chargement
  • Les modes en ligne réduits en miettes
  • Les frappes au tactile


Le Test

En attendant l'officialisation de FIFA 13 qui devrait avoir lieu au coeur du printemps comme c'est le cas chaque saison, Electronic Arts a décidé de faire plaisir aux possesseurs de la PS Vita avec FIFA Football, une itération nomade sur laquelle l'éditeur américain a communiqué assez tôt. Logique, puisque le jeu fait partie du line-up de lancement de la console, et qu'il permet à Electronic Arts d'expliquer comment manier le cuir à l'aide de l'écran tactile. Initiative convaincante ? Réponse dans notre test de FIFA Football.


Les gardiens de but doivent être vigilants

La première chose qui surprend lorsque l'on découvre FIFA Football, c'est le gameplay calqué sur celui de FIFA 11, alors qu'Electronic Arts avait réalisé un travail remarquable avec FIFA 12. Du coup, il est assez délicat de se passer de toutes les finesses auxquelles on s'était habitué l'année dernière, comme la Défense Tactique qui a disparu des options. On pense aussi au Precision Dribbling qui permettait de faire ce que l'on voulait du ballon, même si la conduite de balle à 360° est toujours là et offre l'occasion de placer quelques crochets ravageurs. En fait, le souci vient du pad directionnel de la PS Vita avec lequel les sensations sont assez bizarres, en comparaison avec la PS3 où le pouce est nettement mieux installé. Et comme les sticks analogiques de la console donnent l'impression d'être fabriqués en carton-pâte, aucune des deux solutions ne propose une prise en main optimale. Inutile de se réfugier dans les commandes tactiles de FIFA Football, du moins pour cadrer les frappes via le pavé arrière de la console. Ce dernier est censé représenter les buts, et en fonction de l'endroit où l'on posera le doigt, le joueur cherchera la lucarne où le petit filet. Un concept qui met les réflexes du joueur à rude épreuve, d'autant qu'il contraint à tenir la console du bout des ongles pour ne pas décocher des frappes parasites ; sachant qu'un rapide passage dans les options permet toutefois de tout désactiver. Par contre, en ce qui concerne les passes, le résultat est nettement plus probant et sublime la vision du jeu des vrais. Le moindre espace est l'occasion de créer un décalage où de lancer un coéquipier en profondeur, ce qui rappelle un peu ce que l'on a connu sur Wii avec PES, où la Wiimote et le Nunchuk faisaient la loi. Les coups francs sont aussi à la fête, et en s'appliquant il est même possible de donner des effets à la balle. Sympa.

 

L'arbitre a toujours raison

 

Eviter les tacles pour prendre le dessus sur l'adversairePour le reste, on était conscient que FIFA Football serait moins conciliant que sur écran plat, et la supression de deux boutons de tranche oblige à repenser son jeu. Les appels (deux pressions rapides sur L) sont toujours là, heureusement, et comme le Vision Map est lui aussi une nouveauté propre à FIFA 12, on peut abuser des transversales avec un joueur aux pieds carrés. Quitte à être vicieux jusqu'au bout, les imperfections du moteur physique (gommées depuis par l'Impact Engine) peuvent servir à récupérer le ballon juste avec un coup d'épaule, également lorsque l'on fait face à une armoire à glace. Mais même avec ces astuces de roublard, il n'est pas évident de varier les actions et ce n'est pas une honte de s'en remettre souvent aux centres, et encore moins de privilégier systématiquement l'exploit individuel. Malgré ces reproches sans doute exacerbées par l'excellence que tutoie Electronic Arts en matière de football virtuel, FIFA Football demeure un excellent titre, incontestablement le meilleur de sa catégorie sur consoles portables. Bien que la fluidité ne soit pas toujours au top et que certains focus paraissent fades, la qualité de la réalisation est ultra proche de celle obtenue sur les consoles HD. La modélisation et les animations des joueurs ont fait l'objet d'un soin particulier, les chants des supporters n'ont pas été rognés, les commentaires de Hervé Mathoux et de Franck Sauzée non plus, et les ralentis sont toujours de mise. En parlant des ralentis justement, on notera que seulement deux seront retenus dans les moments forts à la fin de la rencontre. Un choix arbitraire qui peut frustrer, dans la mesure où une frappe moisie à ras de terre est susceptible d'être préférée à une magnifique lucarne.

 

Malgré ces reproches sans doute exacerbées par l'excellence que tutoie Electronic Arts en matière de football virtuel, FIFA Football demeure un excellent titre, incontestablement le meilleur de sa catégorie sur consoles portables."

 

Frapper au tactile n'est pas évidentCôté contenu, FIFA Football dispose de l'increvable mode "Carrière", dont l'interface se montre aussi complet que sur consoles de salon, même si l'on s'y perd parfois un peu. Puisque c'est FIFA 11 qui a servi de moule pour le développement du jeu, on se retrouve avec une gestion du club nettement plus linéaire : les blessures sont toujours les mêmes, la période des transferts n'offre pas l'occasion de vivre les dernières 24 heures du mercato, et la gestion des égos se fait le doigt dans le nez. Autre point négatif : les temps de chargement sont horriblement longs. Il faut parfois patienter au moins trois bonnes minutes avant de passer au match suivant, le temps que la PS Vita recoupe toutes les données. Mais bon, la plus grosse surprise vient du mode multijoueur dédié exclusivement au jeu en ligne. Impossible donc de lancer un match en local, un positionnement d'Electronic Arts difficilement compréhensible pour le coup, d'autant que les matchs sur le réseau sont loin d'être irréprochables. Des lags intempestifs viennent parfois pourrir les parties, et le fait qu’il ne soit pas possible d’organiser des 11 contre 11 (seul le face-à-face est autorisé dans FIFA Football) n'est pas loin d'être semblable à un tacle à la gorge.




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