Stick it to the Stickman : on a joué au nouveau jeu des créateurs de Broforce et c'est de la frappe ! (Preview)


Stick it to the Stickman : on a joué au nouveau jeu des créateurs de Broforce et c'est de la frappe ! (Preview)

Habitué des jeux atypiques, l'éditeur Devolver Digital s'est associé au studio sud-africain Free Lives (Broforce, Genital Jousting…) pour nous proposer Stick it to the Stickman, un rogue-like pas tout à fait comme les autres. Pour s'en convaincre, le mieux est encore de jeter un œil sur la fiche du jeu qui indique mot pour mot : "Dans ce rogue-like, on se malmène l'entrejambe, on s'agrafe, on se tronçonne et on se pète dessus, bref : on se latte OUI, mais avec moteur physique. À propos de latter, on boit aussi plein de café". Voilà qui mérite quelques éclaircissements !


Stick it to the StickmanNe cherchez pas un chevalier en armure, un mercenaire cyberpunk ou un soldat surchargé de flingues dans le jeu, car le personnage que l'on incarne est un simple employé du tertiaire. Réduit à sa plus simple expression et anonymisé a l'extrême, puisqu'il prend la forme d'un bonhomme bâton, cet anti-héros par excellence se contrôle très simplement (directions et saut) mais "bénéficie" de mouvements influencés par la physique, et donc souvent farfelus, caoutchouteux et approximatifs. Dans un premier temps, on pense donc avoir affaire à un simple jeu-blague ou à gimmick comme il en existe tant, surtout que l'accent est particulièrement mis sur l'humour absurde. Il est par exemple possible de se suicider dès les premières secondes de jeu, tandis qu'une cabine téléphonique en train de sonner dissimule le menu d'invitation pour jouer en coop. Ajoutez à cela la présence d'un seul bouton d'attaque, et il devient très tentant de qualifier Stick it to the Stickman de petite aventure simpliste.

Stick it to the Stickman

 

La prise en main est donc très simple, mais au fur et à mesure que la difficulté augmente, il devient important de bien comprendre l'effet de chaque coup et d'aller à la rencontre des bons ennemis aux bons moments.

 

Stick it to the StickmanA tort, car le jeu s'avère être en réalité un véritable rogue-like ! Ainsi, le système de combats repose sur une succession d'icônes affichées en permanence à l'écran. On presse donc toujours le même bouton, mais c'est pour réaliser de manière cyclique des attaques très différentes. Différents bonus permettent d'améliorer ces coups ou d'en rajouter d'autres dans la ligne d'icônes, ce qui induit une notion de stratégie, tandis que certains lancers utilisent des munitions en nombre limité. Si l'on tombe à court de projectiles, attaquer fait alors automatiquement passer à la compétence suivante. La prise en main est donc très simple, mais au fur et à mesure que la difficulté augmente, il devient important de bien comprendre l'effet de chaque coup et d'aller à la rencontre des bons ennemis aux bons moments. Le jeu utilise principalement une vue 2D de profil et nous demande de progresser d'étage en étage dans des bureaux financiers, en mettent au tapis tous les employés un à un, jusqu'au PDG qu'on doit alors éliminer afin de prendre sa place.

 

LA BASTON DE L'HOMME-BÂTON

Stick it to the StickmanRogue-like oblige, l'aventure ne s'arrête évidemment pas là. On débloque ensuite quelques améliorations grâce à l'argent gagné lors du parcours précédent, et c'est alors un nouvel employé que l'on prend en main. Ce principe pourrait sembler répétitif mais nous avons joué près de deux heures sans ressentir aucune lassitude. Il faut dire que l'on débloque petit à petit différents archétypes d'employés, tels que le bricoleur, le jogger, l'extraverti, l'accro à la caféine, l'égomaniaque, l'éviteur de tâches ou encore le délégateur. Chacun d'entre eux possède sa propre sélection de coups de base, ainsi qu'une capacité passive unique. Les compétences sont extrêmement variées et souvent surprenantes. Très rapidement, les classiques coups de pied et autres uppercuts laissent la place au lancer de tasse à café, au pistolet à glu, à la hache, à l'étranglement, aux prises de catch, au Shoryuken ou encore à la lévitation d'objets. Nos préférés sont pour le moment le pouvoir de la force qui permet de se prendre pour Dark Vador durant quelques secondes, la gorgée de café qui redonne quelques points de vie et multiplie les dégâts de l'attaque suivante, et le licenciement. Basé sur un jeu de mots en langue anglaise ("you're fired"), cette attaque permet de littéralement enflammer nos opposants. La réussite du jeu tient également à l'interaction avec les décors, que l'on peut mettre à profit pour se simplifier la vie. Propulser un adversaire par la fenêtre ou sur une armoire électrique évite par exemple d'avoir à le ruer de coups jusqu'à la mort. La version que nous avons essayée se limitait à l'immeuble de bureaux évoqué plus haut, mais d'autres niveaux sont prévus. Nous espérons donc que l'entrepôt, le centre scientifique et l'aéroport nous réserveront encore plus de bonnes surprises.


Notre degré d’attente

Ce premier contact avec Stick it to the Stickman est indéniablement positif. Fun, délirant et plus varié qu'il n'y paraît au premier abord, la nouvelle trouvaille de Devolver pourrait bien réussir à faire son trou parmi la myriade de rogue-like qui inondent le marché vidéoludique depuis quelques années. Pour cela il peut compter entre autres sur sa simplicité d'accès, son moteur physique, son gameplay relativement original, sa direction artistique à la fois monochrome et vive, son univers urbain, sa thématique capitaliste, et son humour grinçant. Comptez sur nous pour retourner le jeu dans tous les sens lors du test, qui devrait arriver quelque part entre janvier et décembre 2023. La version actuelle nous semblant déjà bien avancée, parions sur la première moitié de l'année plutôt que la seconde !


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