PoP : L'Ame du Guerrier


PoP : L'Ame du Guerrier

Ressuscité grâce aux talents de nécromancien des studios montrélais d’Ubisoft, Prince of Persia : Les Sables du Temps s’était imposé comme étant l’un des meilleurs jeux de l’année dernière. Un an à peine après ce succès planétaire, Ubisoft remet le couvert et nous propose de découvrir la face cachée du Prince de Perse.


On l’avait connu éphèbe, svelte, parfois naïf mais toujours courageux, notre Prince de Perse avait su conquérir le cœur de ces dames qui ne pouvaient guère résister à son charme oriental. Depuis, une année s’est écoulée et notre beau prince a bien changé. Ce n’est plus le même homme. Le regard ténébreux, les traits creusés par la fatigue et l’angoisse, la barbe de trois jours et une balafre qui orne son visage, voilà à quoi ressemble désormais le nouveau héros des contes des mille et une nuits.

 

Il y a tout juste un an, Ubisoft Canada réussissait l’exploit en exhumant la série fétiche de Jordan Mechner qui avait, il faut bien le dire, perdu de sa superbe lors de son passage en 3D en 1999. Acclamé par la profession mais également par la communauté des joueurs, Prince of Persia : Les Sables du Temps était une réussite, aussi bien graphique qu’au niveau du gameplay qui apporta une touche de fraîcheur non déplaisante. Ubisoft avait ainsi placé la barre très haut et ce second volet est donc attendu de pied ferme. Un mois avant sa commercialisation, Ubisoft nous fait part de cette version preview pas tout à fait fignolée mais on peut faire confiance au studio montréalais pour nous offrir un produit propre et fini lors de sa sortie fin novembre.

 

La mort dans la peau

 

La fin du premier épisode, qui s’était achevé sur la mort du vizir, avait permis au Prince de sceller les sables du temps. Il pensait donc se la couler douce en compagnie de sa bien aimée Farah pour les années à venir, mais il doit vite déchanter car le Dakaha est désormais à ses trousses et compte bien régler ses comptes avec lui. Libéré en même temps que les sables du temps, le Dakaha est une créature démoniaque chargée de rétablir le cours de l’histoire et par la même occasion, arracher la vie du Prince de Perse. Ce dernier qui refuse toujours de mourir, se retrouve obligé de fuir aux quatre coins de la planète dans l’espoir de se faire un peu oublier et éviter ainsi à tout prix d’affronter ce monstre sanguinaire. Fini les histoires arabisantes, l’histoire de Prince of Persia : L’Ame du Guerrier est plus sombre que jamais et la mort qui rôde autour, attend le moment fatidique pour faucher notre héros. Voilà maintenant plusieurs années que le Prince court les rues afin d’éviter la confrontation finale. Mais pour combien de temps encore ?

 

Prince du kung fu ?

 

Si le gameplay de Prince of Persia : L’Ame du Guerrier repose toujours sur le contrôle du temps, il fait également la part belle aux combats, beaucoup plus présents dans ce second volet. Notre Prince dispose d’une palette de coups bien plus étoffée et cela se ressent dès les premières minutes du jeu. Si Les Sables du Temps souffrait d’une certaine répétition sur le plan chorégraphique avec des combos finalement peu variés, L’Ame du Guerrier vient combler le manque en proposant tout une nouvelle gamme de mouvements à notre Prince de Perse. Il est toujours capable de passer dans le dos de ses ennemis en s’appuyant sur leur tête. Cependant, cette acrobatie ne se termine plus systématiquement par un coup de cimeterre dans le dos et peut maintenant se conclure de différente manière. Projection, coup de pied en pleines vertèbres, décapitation, coup de lame ou bien encore la possibilité de pourfendre en deux son adversaire, voilà à peu près ce qu’il est désormais possible de faire rien que pour cette manœuvre. Le Prince peut aussi se servir des piliers du décor pour décocher une série de coup de pieds papillon un peu à la manière de Mark Dacascos dans le Crying Freeman de Christophe Gans. Les contre-attaques sont désormais autorisées et tout en maintenant sa garde, il est possible d’enchaîner aussitôt une attaque de façon à surprendre son ennemi. L’autre grosse nouveauté de Prince of Persia : L’Ame du Guerrier réside dans le choix des armes, une quarantaine au total. Le Prince de Perse est dorénavant capable de manier deux lames à la fois. Il pourra en effet ramasser en cours de route des armes secondaires laissées par les corps inertes des ennemis mais celles-ci ont une durée de vie limitée. Le Prince pourra ainsi les projeter en direction des ennemis, causant ainsi un minimum de dégâts avant de les achever avec sa lame principale. Quant au système de contrôle du temps, il occupe toujours une place prépondérante dans le gameplay et restera bien évidemment la solution ultime pour éliminer de manière radicale les opposants. L’effet de ralenti est toujours aussi bien interprété et permet de botter les fesses des opposants de la plus belle manière qu’il soit.

 

Malgré la courte durée qui sépare les deux volets, Ubisoft a revu complètement l’ambiance de son titre phare de l’an passé. Porté à maturité, Prince of Persia : L’Ame du Guerrier dévoile la face cachée de notre beau Prince qui s’est pris d’une soudaine passion pour l’assassinat, généralement suivi d’une belle effusion de sang qui tâche bien. Pour autant sa noirceur nous empêche nullement d’apprécier la touche graphique du jeu qui s’annonce encore plus belle que les Sables du Temps.




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