Killzone 3 : on l'a vu en exclu !


Killzone 3 : on l'a vu en exclu !

Alors que Killzone 3 fera sa première apparition publique dans une quinzaine de jours à l'occasion de l'incontournable E3 de Los Angeles, JEUXACTU s'est déjà rendu auprès de l'équipe de Guerrilla pour observer la bête en avant-première. C'est donc en exclusivité que vous pouvez, à votre tour, faire connaissance avec le troisième épisode du FPS emblématique de la Playstation. Et vous allez le voir, tout porte à croire que nous aurons droit à un Killzone plus beau, plus grand, plus fort Et en 3D, s'il vous plaît !


Alors que son développement n'a été annoncé qu'il y a deux mois, nous avons donc déjà eu droit à un premier aperçu de Killzone 3, et même eu l'occasion de prendre le jeu en main quelques minutes. La version présentée n'était qu'une pré-alpha et, pourtant, l'aventure semble déjà extrêmement prometteuse. En ce qui concerne le scénario, point de grosse surprise initiale puisqu'il fait directement suite aux évènements relatés dans Killzone 2, à savoir la mort de Visari et la destruction de la capitale helgaste par une gigantesque explosion nucléaire. Loin de mettre un terme à la guerre, la disparition du dictateur réveille les ambitions de ses subordonnés et entraîne une lutte sans merci entre Stahl, qui ne jure que par les armes de haute-technologique fabriquées dans ses usines, et un général à l'ancienne, qui préfère se reposer sur une large armée de soldats dévoués à sa cause. Prises entre deux feux, les forces de l'Alliance Stratégique Interplanétaire risquent d'avoir fort à faire. Mais surtout, elles vont enfin voir du pays ! Lors du test, nous reprochions à Killzone 2 la monotonie de ses décors et nos doléances ont manifestement été entendues. Si l'aventure débutera une nouvelle fois dans des environnements urbains dévastés (une heure après l'explosion atomique, il ne peut en être autrement), les paysages se diversifieront nettement par la suite. Les troupes traverseront ainsi des montagnes, des côtes arctiques, une jungle luxuriante, et devraient même se retrouver dans l'espace pour un final qu'on imagine déjà grandiose.

En territoire ennemi

Si la plupart de ces environnements ne nous ont été présentés pour l'heure qu'à travers des artworks, nous avons en revanche assisté  à différentes scènes se déroulant dans le grand froid, toutes très cinématographiques et n'ayant pas grand-chose à envier à la référence du genre (à savoir Call of Duty : Modern Warfare 2, bien sûr). La première nous présentait des affrontements très nerveux où, en quelques minutes, se sont succédés combats au corps à corps, utilisation d'armes fixes, débarquement de troupes aéroportées, destruction et crash de véhicules aériens. La seconde consistait en une séquence de "ride" aérien autour d'une plate-forme pétrolière, où il s'agissait autant pour le joueur de mitrailler l'infanterie en poste que de déclencher de multiples explosions en visant les zones sensibles de la construction. De quoi avoir confiance dans les promesses des développeurs qui annoncent des niveaux beaucoup plus grands et plus intenses qu'auparavant, des véhicules plus nombreux et que l'on pourra conduire, un moteur graphique surboosté, un positionnement audio plus précis, de plus grosses armes, des ennemis plus imposants et un système de combat rapproché enrichi et très brutal. Nous avons pu vérifier certains de ces éléments en parcourant un niveau supplémentaire, qui réservait son lot de surprises. Parmi ces dernières, impossible de ne pas mentionner l'apparition d'ennemis munis de jetpacks. La notion de verticalité ici introduite se voit doublée d'un effet comique potentiel : une fois suffisamment criblés de balles, ces soldats volants se voient violemment propulsés haut dans les airs avant de retomber au sol et d'exploser joyeusement. Aux pieds du joueur éventuellement, qui en prend alors pour son grade. Heureusement, l'équipe de Guerilla a une nouvelle fois tenu compte des critiques que nous formulions à l'encontre de Killzone 2 (bon, ok, la lecture des tests de JEUXACTU n'est peut-être pas forcément leur seule source d'inspiration...). Désormais, vous n'êtes plus le seul à pouvoir remettre sur pied vos coéquipiers lorsqu'ils tombent au combat. Ils n'hésitent pas à vous rendre la pareille, ce qui devrait apporter plus de souplesse dans la progression et rendre les morts nettement moins frustrantes. Cependant, si trop d'ennemis sont présents aux alentours, le "Game Over" sera tout de même assuré.

De quoi avoir confiance dans les promesses des développeurs qui annoncent des niveaux beaucoup plus grands et plus intenses qu'auparavant, des véhicules plus nombreux et que l'on pourra conduire, un moteur graphique surboosté, un positionnement audio plus précis, de plus grosses armes, des ennemis plus imposants et un système de combat rapproché enrichi et très brutal."

Mais revenons plutôt à nos jetpacks, qu'il sera également possible d'emprunter. Nous avons ainsi pu tester leur maniabilité, qui fonctionne à coups de boosts. La prise en main est immédiate et nous avons pu naviguer de plaque de glace flottante en plaque de glace flottante sans jamais tomber à l'eau. Au bout de cette petite zone digne d'un jeu de plate-formes, et manifestement placée là pour laisser le joueur se familiariser avec l'engin, nous attendait un combat contre des troupes au sol et d'autres également munies de jetpacks. Zoomer, viser et tirer reste facilement réalisable lorsqu'on est dans les airs, ce qui multiplie d'ailleurs les possibilités d'approche. Autour d'une arche naturelle, nous avons par exemple pu tester trois chemins différents : par en-dessous en restant au sol, par au-dessus grâce au jetpack, ou encore par le côté grâce à des petits tunnels creusés dans la roche. Tout cela va de pair avec des graphismes impressionnants (mention spéciale pour le rendu de l'eau et les mouvements des vagues) et des décors partiellement destructibles. Les stalactites se désintègrent sous l'effet des balles, certains éléments de couvertures (caisses , empilements de sacs) finissent par se désagréger et de larges plaques se détachent des piliers en béton armé. Il faut dire que le jeu propose de véritables armes de destruction massive portables. Une  tourelle fixe peut être décrochée et utilisée en tant que puissant minigun. Mieux encore, un lance-roquettes bien particulier et terriblement jouissif permet d'alterner entre deux modes de tir aussi dévastateurs l'un que l'autre. Le premier lance des missiles à tête chercheuse, tandis que le second fait office de tir d'artillerie et fait pleuvoir neuf obus d'un coup sur la tête des ennemis préalablement marqués.

Armes fatales

L'utilisation des armes les plus puissantes influe négativement sur la vitesse de déplacement mais le jeu en vaut incontestablement la chandelle. Killzone 3 assume donc pleinement son côté bourrin, à l'image des combats rapprochés qui multiplient les animations violentes à souhait. Pour l'heure, seules cinq ou six étaient implémentées mais elles donnaient déjà un bon aperçu de l'esprit général. Coup sur la tête suivi d'un coup de couteau dans le dos, lame plongée dans l'oeil, puissante poussée par dessus une rambarde ou contre un mur bien solide, il y en a pour tous les goûts. Une démo plus complète nous a été faite hors gameplay afin de découvrir l'étendue des possibilités de ce "Brutal Melee System". Coup de crosse ou de pied, sur le crane ou l'arrière des jambes, projection de genou dans la tête, écrasement de visage à coups de talons et autres joyeusetés sont ainsi venues compléter la panoplie. A terme, une douzaine d'animations différentes sera disponible et leur déclenchement sera contextuel, la technique d'approche et l'environnement influant sur le coup affiché par le jeu. Cette petite journée avec l'équipe de Guerilla s'est terminée par un nouveau parcours du niveau joué précédemment, mais en 3D cette fois. Lunettes sur les yeux, nous avons pu apprécier l'effet de profondeur appliqué aux décors et personnages mais également quelques éléments en réel relief. Lorsqu'il tient son couteau de base, les mains du héros apparaissent effectivement devant l'écran. Il en va de même pour les explosifs que l'on pose (toujours en manipulant le Sixaxis comme dans Killzone 2), mais qui paraissent un peu trop plats. Un petit défaut inhérent à l'état d'avancement du projet et qui sera corrigé d'ici la sortie du jeu. Celle-ci n'est pas prévue avant 2011, ce qui constitue au final la seule mauvaise nouvelle à propos de ce très prometteur Killzone 3.




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