Exoprimal : on a joué au jeu de dinos et de mechas de Capcom, et c'est une bonne surprise !


Exoprimal : on a joué au jeu de dinos et de mechas de Capcom, et c'est une bonne surprise !

Révélé en mars dernier, Exoprimal a suscité pas mal d'intérêt de la part des joueurs, certains d'entre eux allant même jusqu'à voir dans l'association Capcom et dinosaures un lien avec la série Dino Crisis. A priori il n'en sera rien, mais cela n'est absolument pas une raison pour se désintéresser de ce projet, que nous avons pu essayer récemment durant 24 heures. Non pas sur une version preview, non pas sur une bêta, pas même sur une alpha, mais à l'occasion d'une "session de tests réseau". Autant dire que nous ne nous attendions pas à grand-chose... Mais nous avons été agréablement surpris !


ExoprimalTout d'abord, il est fort plaisant de constater que malgré son aspect exclusivement multijoueurs, le jeu bénéficie d'un scénario et d'un univers relativement travaillés et correctement mis en scène. La cinématique d'introduction nous expose ainsi un contexte futuriste, où l'androïde Ivy présente un drôle de bulletin météo. Les prévisions ne concernent pas le temps à venir, mais les probabilités d'invasions de dinosaures via des vortex. De son côté, l'IA Leviathan se charge de guider et former des combattants en exosquelettes afin d'éradiquer la menace préhistorique. Pour les joueurs, tout cela se traduit concrètement par du PvPvE (joueurs contre joueurs contre environnement) à cinq contre cinq. Chaque participant peut personnaliser son avatar humain (tête, coiffure, tatouages, maquillage, tenue…), puis revêtir un exosquelette à choisir parmi une dizaine et répartis en trois rôles principaux : Assaut, Tank, et Support. Lors de notre essai nous avons eu accès à cinq "exo-persos" différents : Deadeye qui cumule tir à distance et grenade, l'agile mais fragile Zephyr adepte de la mêlée, le spécialiste des explosifs Barrage, le tank Roadblock capable d'attirer les ennemis à lui et de déployer un bouclier, et Witchdoctor, le soigneur typique. Il est à noter que les joueurs peuvent changer de classe à tout moment, y compris en pleine partie, et assigner un équiment supplémentaire et indépendant de la classe à chaque armure (canon laser, méga-saut en avant, champ de réparation...). Toutes les conditions semblent réunies pour que chacun puisse tenir un rôle particulier, mais pour l'heure Deadeye a un peu trop la préférence des joueurs (dont la nôtre). L'équilibrage des classes doit donc encore être travaillé,  mais ce n'est pas étonnant à ce stade du développement, surtout qu'il manque encore cinq exosquelettes au casting.

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CRISE DE DINOS

ExoprimalAfin de venir à bout de tous les dinosaures qui leur tombent presque littéralement sur la tête, les exosquelettes disposent d'une palette de mouvements classique mais efficace (tir, visée, saut, sprint, manœuvres d'échappement de type roulade..), mais également de capacités plus inhabituelles. Ainsi, des "puces de craft" peuvent apparaître dans les décors en fonction du nombre d'ennemis abattus. Les ramasser permet de placer quand et où on le souhaite des murs qui arrêtent les attaques adverses mais laissent passer les tirs alliés. Mieux encore, l'IA Leviathan octroie par moments aux joueurs un Dominator, qui permet carrément de prendre le contrôle d'un gros dino, ce qui est évidemment une sacrée bonne idée. Qui n'a jamais rêvé d'incarner un T-rex croqueur ou un Tricératops capable de rouler sur de pauvres humains, fussent-ils renforcés par des exosquelettes ? Nous avons pu tester ces différentes possibilités dans le mode principal du jeu, intitulé "Dino Survival". Il oppose deux équipes de cinq joueurs, qui débutent sur des chemins opposés et doivent remplir des objectifs similaires, la victoire étant naturellement accordée au groupe qui les termine en premier. Leviathan agit alors un peu comme l'invisible "Director" de Left 4 Dead, et génère des missions qui varient d'une partie à l'autre.

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Dans des décors parfois urbains, parfois virtuels, nous avons ainsi pu assister à des invasions de multiples raptors "chair à canon", qui débarquent parfois littéralement par centaines lorsque Leviathan décide de balancer un super essaim. Il a également fallu affronter des dinosaures mutants recouverts de pustules explosifs, viser des ptérodactyles dans le ciel, combattre de bons gros sauriens emblématiques (T-Rex, tricératops, ankylosaure…), ou encore défendre un véhicule de transport contre tout ce beau monde. Toute cette partie PvE aboutit à un point culminant où les deux équipes finissent par se retrouver. Nous avons pu découvrir trois variations de cette section finale. La première consistait à escorter un cube de données jusqu'à un point d'arrivée, puis à le défendre contre l'équipe adverse. Dans cette situation les joueurs se font face dans une même rue, et il est important d'utiliser les murs et autres boucliers. Beaucoup plus ouvert, le deuxième événement nous a demandé de ramasser des cartouches d'énergie disséminées dans les décors. Sachant qu'abattre un ennemi permet de prendre possession de son énergie, le feeling PvP est plus que jamais présent.



A l'inverse, la troisième mission finale aperçue nous a demandé de coopérer avec l'autre équipe, pour abattre un néo T-Rex recouvert de points faibles pustuleux, cracheur de feu, et générateur de spores explosifs. Ces objectifs se sont montrés suffisamment variés pour nous occuper une petite journée, mais il en faudra évidemment bien plus dans la version finale pour éviter les effets de redite. En attendant, nous avons clairement apprécié cette session de jeu, portée par de bonnes sensations de tir, un matchmaking sans attente insupportable, et des graphismes pas forcément révolutionnaires mais suffisamment avancés pour être plaisants. Les dinosaures mus par le RE Engine ne manquent notamment pas de réalisme. Enfin, la formule PvPvE retenue nous a semblé particulièrement judicieuse, car même en cas d'échec final contre l'équipe adverse, il reste la satisfaction d'être sortis vainqueurs de tous les objectifs PvE précédents.


Notre degré d’attente

Exoprimal semble s'inspirer à la fois de Anthem, Left 4 Dead et Overwatch. Un tel mélange peut tout aussi bien donner quelque chose d'indigeste, d'insipide, ou de savoureux. Fort heureusement, c'est vers cette dernière solution que semble se diriger le jeu de Capcom. Le "test réseau" auquel nous venons de participer nous laisse en tout cas plutôt optimistes pour la suite. L'expérience multi est relativement scénarisée, la technique (graphismes, jouabilité et matchmaking) tient déjà très bien la route, et nous avons passé de vrais bons moments sur les quelques parties que nous avons disputées. Prévu pour 2023, Exoprimal a encore de longs mois devant lui pour multiplier les modes de jeu, peaufiner l'équilibrage des classes, et confirmer ainsi ces premières bonnes impressions.


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