GC 2010 > Journey


GC 2010 > Journey

Après flOw et Flower, thatgamecompany nous propose aujourd'hui une nouvelle expérience vidéoludique, mi-jeu vidéo, mi-rêve, mi-poème, dans la digne lignée de leurs précédents titres. Si la nature était jusqu'à présent le moteur, Journey nous propulse cette fois en plein désert pour un infiniment grand qui s'annonce aussi passionnant qu'onirique - à condition, bien sûr, que l'on adhère à l'univers. Discrètement annoncé à l'E3, Journey nous a fait le plaisir de se montrer durant la gamescom, au travers d'une séquence joliment envoutante, proposé cette fois avec un mode on-line assez particulier. Inspirez, expirez, relaxez-vous... L'expérience Journey peut commencer.


GC 2010 > JourneyQue l'on se mette tout de suite d'accord, Journey n'est pas un jeu comme les autres. On aurait presque tendance à dire que ce n'est pas exactement un jeu vidéo, tant l'on est proche de l'expérience purement personnelle, de celle qui fait s'envoler votre esprit vers un ailleurs meilleur, les yeux rivés à l'écran et les doigts fixés sur la manette. Alors avouons-le tout de suite, cette preview est purement et totalement subjective ; l'univers présenté, et surtout le but étant si conceptuels que Journey peut laisser facilement une partie des joueurs de côté. Mais dans notre cas, le voyage spirituel fut tout bonnement merveilleux. Il faut savoir que Jerrova Chen, et les neuf autres personnes de thatgamecompany ont trois mots d'ordre : "abstrait, artistique, et accessible". Avec Journey, la ligne directive est une nouvelle fois parfaitement respectée : voici un titre qui multiplie les émotions, tout en se démarquant totalement des jeux habituels.

Voyage en terre inconnue

GC 2010 > JourneyPour la petite anecdote, l'idée de Journey vient d'une discussion avec un pilote de la NASA, ayant emmené des astronautes sur la Lune sans jamais poser lui-même le pied sur le satellite. Chaque astronaute, parti athée, est revenu avec une tendance à la spiritualité, s'étant retrouvé seul, sur la Lune à contempler la Terre – et sa vie – au beau milieu de l'espace. De cette constatation est né Journey, dans lequel un étrange chaperon rouge explore seul cet espace infini de sable, de dunes et de ruines. Au loin, la montagne illuminée, but de son voyage. Pour quelle raison ? Et finalement, quel est cet étrange personnage ? Un être humain, un animal ? Que sont ces signes gravés sur les ruines, et ce masque de pierre qui prend vie pour se transformer en sage tout droit sorti d'un dessin animé de Miyazaki ? Toutes ces réponses ne seront apportées, apparemment, qu'à la fin du jeu. Le mystère demeure tout au long de la partie, et c'est finalement ce qui tiendra les joueurs en haleine. Car il n'y a pas d'ennemis, pas de chronomètre, pas de trophées ni de récompenses. Simplement cette sensation de liberté intense, de poésie, de solitude aussi, car si vous le souhaitez, vous pourrez effectuer votre expérience sans croiser le moindre personnage. Mais la grande nouveauté de ce Journey est cependant de présenter un mode on-line, tout de fois très spécifique : vous ne pourrez partager l'aventure qu'avec un seul autre joueur... Le but est ici de proposer une expérience de la solitude, comment deux êtres qui ne se connaissent pas forcément, peuvent s'entraider pour vivre ensemble. Décidément, Journey ne fait rien comme les autres et ce n'est pas plus mal : cela nous offre une parenthèse immersive et largement appréciable dans ce monde de brutes.

Que l'on se mette tout de suite d'accord, Journey n'est pas un jeu comme les autres. On aurait presque tendance à dire que ce n'est pas exactement un jeu vidéo, tant l'on est proche de l'expérience purement personnelle..."

GC 2010 > JourneyEsthétiquement, le jeu est tout bonnement magnifique. Les mouvements du vent sur le sable sont parfaitement stylisés, le sol scintille comme illuminé par le soleil, les couleurs sont apaisantes et l'ensemble comme peint sur un tableau. Pas d'excès non plus sur la bande-sonore : nous voilà bercés par une musique relaxante, agrémentée des seuls bruits de la nature. Et si les niveaux sont épurés à l'extrême, le gameplay l'est aussi : deux boutons seulement sont nécessaires pour les actions. Notre héros, très maniable, se déplace ainsi avec volupté, souplesse et grâce, par une simple inclinaison du joystick. En collectant quelques morceaux de tissus, il s'envole doucement avec le souffle du vent... La liberté est totale, mais certains passages sont cependant obligatoires : si l'on peut explorer à loisir, il faut cependant garder son objectif premier en tête, et résoudre quelques énigmes rapides afin de poursuivre sa quête. Mais le jeu est cependant très facile à prendre en main, et sera forcément rapidement terminé : Journey ne devrait pas dépasser les trois heures si vous êtes déjà familier avec flOw ou Flower. Par contre, il faut savoir que des niveaux autre que le désert seront disponibles : nous avons pu ainsi découvrir, via quelques artworks inédits, des décors de ruines notamment, plus sombres évidemment que l'infiniment blanc du désert d'origine. Enfin, si Journey est prévu pour le PSN pour le courant de l'année prochaine, on ne connaît pas encore son prix, mais au vu des opus précédents cela ne devrait pas dépasser la poignée d'euros. Voilà une bonne affaire pour ce qui s'annonce comme un beau voyage vers l'immensité...


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