Test également disponible sur : X360 - PS3

Test Dead or Alive 5

Test Dead or Alive 5 : meilleur que Tekken Tag Tournament 2 ?
La Note
note Dead or Alive 5 17 20

Après six ans d’absence, on attendait forcément beaucoup de ce Dead or Alive 5, qui apporte d'ailleurs ce qu’il faut de nouveautés pour satisfaire ne serait-ce que le fan de la série. Celui-ci ne sera pas déçu des améliorations apportées au gameplay, plus subtil que par le passé et enfin mis en scène comme il se doit. Toutefois, Tecmo n’a pas souhaité rendre son jeu trop exigeant, afin de ne pas se couper de l’autre moitié du public, plus casual, et qui trouvera en ce Dead or Alive 5 un bon jeu de baston doté d’une plastique quasiment de rêve, les graphismes et les animations étaient les points forts du titre. Certains environnements sont ratés c’est vrai, mais la modélisation vraiment réussie des personnages rattrape sans peine ces détails cosmétiques. Dommage par contre le mode solo soit aussi peu captivant, la faute à un scénario qui frise le néant et des situations pittoresques voire grotesques. Cependant, il y a ce qu’il faut pour passer d’excellents moments entre potes ou en ligne.

Retrouvez plus bas la suite de notre test de Dead or Alive 5


Les plus
  • Des personnages superbement modélisés
  • Gameplay plus fin et plus technique
  • Reste accessible à tous
  • Enfin une mise en scène dynamique
  • Des décors vraiment vivants
  • Les duels lors des changements de décor
  • Des nouveaux persos vraiment intéressants
  • Roster varié
Les moins
  • Mode Histoire complètement raté
  • Pas grand-chose pour le joueur solitaire
  • Le online pass emmerdant


Le Test
Quelques semaines seulement après la sortie de Tekken Tag Tournament 2, un autre mastodonte de la baston tridimensionnelle pointe le bout de son téton, à savoir Dead or Alive 5. Stratégie marketing bien rodée ou pure coïncidence ? Si la question mérite d’être posée, il ne faut pas oublier que ce cinquième épisode de Dead or Alive aura mis six longues années avant d’arriver sur PS3 et X360. Si l’exubérant Tomonobu Itagaki n’est plus de la partie, embarquant avec lui une partie de la Team Ninja, la série a néanmoins aujourd’hui le soutien de SEGA en la présence de guest-stars succulentes venues tout droit de Virtua Fighter… A-t-on réellement gagné au change ? Notre réponse.

Dead or Alive 5Même si elle est parvenue à acquérir ses lettres de noblesse au fil des années dans le cercle très fermé du Versus Fighting, la licence Dead or Alive a pendant longtemps misé davantage sur les formes généreuses de ses combattantes que sur son gameplay. Une technique astucieuse pour se démarquer de la masse mais qui ne semble plus vraiment au goût du jour. "I’m a fighter" scande fièrement la jaquette américaine du jeu, laissant de côté le décolleté plongeant de ses héroïnes afin de s’affirmer comme un véritable jeu de baston doté d’un système de combat amélioré. Mais que les gros pervers se rassurent, les développeurs n’ont pas pour autant évincé toute forme d’érotisme dans ce Dead or Alive 5, qui jouit par ailleurs d’une plastique de rêve, le moteur 3D ayant fait des progrès depuis l’opus précédent. C’est surtout du côté de la modélisation des personnages qu’on ressent immédiatement les améliorations, avec des visages particulièrement bien dessinés qui laissent enfin transparaître un certain naturel dans les expressions des personnages. Exit l’aspect plastoc des anciens volets, ici, tout se veut authentique comme pour dénigrer ce surplus de silicone qui a longtemps fait défaut à la série. La taille des appendices mammaires des filles a peut-être été revu à la baisse, il n’empêche qu’ils continueront à faire fantasmer les adolescents en quête de sensations fortes… D’ailleurs, côté casting, on retrouve un total de 24 combattants sur la ligne de départ, Akira, Sarah et Pai de Virtua Fighter y compris. Un chiffre honorable même si d’autres séries tels que Tekken et Street Fighter dépassent allègrement les 35 pèlerins facile. Mais Dead or Alive 5 palie ce défaut avec la variété de styles des combattants qui poussent véritablement à connaître chacune de leurs techniques.

 

Vif comme l'éclair

 

Dead or Alive 5Dead or Alive 5 a donc gagné en finesse, il ne fait aucun doute, et cela se ressent également au niveau de décors, plus riches en détails et qui se démarquent toujours des autres jeux de baston grâce à leur différents niveaux de progression, avec cette fois-ci l’intégration aléatoire d’un duel façon Shifumi qui dynamique encore plus les transitions. Un p’tit kiffe qu’on admet d’ailleurs volontiers. On compte autrement 16 décors au total, et si certains débordent d’idées farfelues comme la zone de combat avec son tank et ses pièges à tout va, ou bien encore le dojo qui rend hommage à Bruce Lee et son Jeu de la mort, d’autres environnements manquent cruellement de génie. C’est le cas par exemple du ring et de ses spots de lumière coloté, de la ruelle et de ses graffitis ou bien encore de la banquise cruellement plate… Des détails certes cosmétiques pour certains mais qui participent toujours un peu plus à l’ambiance d’un jeu de baston, dont le gameplay reste bien évidemment la pierre angulaire… A ce sujet, Dead or Alive 5 se montre plus vif et spectaculaire que jamais, avec une mise en scène nettement plus dynamique grâce à une utilisation intelligente de la caméra, pour peu qu’on la laisse en mode "action" dans les options. Si l’on retrouve les fondamentaux de la série, avec un système de combat basé sur trois touches principales : poing, pied et garde et toutes les combinaisons qui s’ensuivent, les développeurs de Team Ninja ont intégré quelques astuces supplémentaires afin de rendre les combats encore plus nerveux. On note ainsi l’arrivée du Power Blow, une attaque puissante capable de renverser une situation délicate (lorsqu’il ne reste plus qu’une moitié de jauge de santé), en envoyant valdinguer son adversaire contre le décor pour lui infliger un maximum de dégâts. Mais pour pouvoir déclencher une telle attaque, le joueur devient vulnérable pendant plusieurs secondes, le Power Blow se chargeant nécessairement. On pourrait comparer le Power Blow à l’équivalent du Focus Attack chez Street Fighter IV, à la différence près qu’il est nettement plus difficile à jouer le bluffe avec une telle attaque. C’est peut-être moins subtil à placer mais le résultat à l’écran est visuellement impressionnant, ce qui fera toujours son petit effet lorsqu’on parvient à placer ce Power Blow correctement.

 

Tous ces réajustements et ces nouveautés participent ainsi à rendre ce Dead or Alive 5 beaucoup plus complet et technique à jouer, ce qui comblera les rageux du stick qui squattent les serveurs de Tekken Tag Tournament 2 depuis qu’il est sorti."

 

Dead or Alive 5Les férus de combos préfèreront s’entraîner avec le Critical Burst qui consiste à perforer la garde de l’adversaire en enchaînant les stuns (étourdissements). De ce point de vue-là, Dead or Alive 5 bouscule un peu les codes de la série avec des middle attacks nettement plus probantes que les coups portés au visage ou aux pieds. Quant aux contres, marque de fabrique de la saga, ils ont également été retravaillés pour se révéler moins laxistes qu’auparavant. Il faudra dorénavant faire preuve d’un meilleur timing pour pouvoir embrocher un adversaire trop offensif, ce qui a pour effet de balayer tous les crevards qui abusaient de cette technique dans Dead or Alive 3 et 4 pour ne pas les citer. Tous ces réajustements et ces nouveautés participent ainsi à rendre ce Dead or Alive 5 beaucoup plus complet et technique à jouer, ce qui comblera les rageux du stick qui squattent les serveurs de Tekken Tag Tournament 2 depuis qu’il est sorti. Toutefois, l’autre gros avantage du titre de Tecmo, c’est qu’il reste suffisamment accessible pour intéresser le novice de base, attiré très certainement par les tenues affriolantes de Kasumi, Hitomi, Ayane, Lisa, Helena et toutes les bonnasses (permettez-moi l’expression) qu’on retrouve dans le jeu. Vous ne serez donc pas étonnés de savoir que Dead or Alive 5 fait une fois de plus la part belle à la personnalisation des costumes, avec des tenues de lapine qui exciteront les Nicky Larson en herbe, pour peu qu’on passe à la caisse, ces dernières n’étant disponibles qu’en DLC payant. Un petit mot sur le mode "Histoire" pour finir, qui n’est malheureusement pas à la hauteur du charisme des personnages. Si l’on prend plaisir à suivre les chapitres d’entre eux, on se rend compte à quel point le scénario est inexistant et que certaines connexions entre plusieurs persos relèvent de la pure bêtise. Mais c’est aussi ça Dead or Alive, à savoir la capacité à ne pas se prendre trop au sérieux et finalement se focaliser sur des aspects plus importants, en l’occurrence le gameplay. Pour le coup, c’est assez réussi.






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