Child of Light : nos impressions sur le premier J-RPG canadien


Présenté lors des récents Digital Days 2013 d'Ubisoft, et donc prévu uniquement en téléchargement sur consoles comme sur PC, Child of Light a su faire bonne impression auprès des journalistes présents. Nous étions naturellement de ceux-là, et il est donc temps pour nous de vous en dire plus sur ce jeu de rôle pas tout à fait comme les autres.

Child of LightAprès avoir œuvré sur le violent Far Cry 3, le scénariste Jeffrey Yohalem semble vouloir revenir à quelque chose de beaucoup plus serein puisqu'il travaille aujourd'hui sur Child of Light. Même si vous ne savez encore rien sur ce nouveau jeu, un simple coup d’œil sur les captures d'écran devrait suffire pour vous convaincre que nous sommes vraiment très loin d'une ambiance violente et tropicale. Les développeurs d'Ubisoft Montreal aiment d'ailleurs à qualifier leur future pépite de "poème jouable". Dans cette optique, ils ont opté pour une ambiance de contes de fées et un monde rempli de lutins, loups et autres dragons. Le scénario nous présente le royaume de Lemuria, au moment où il se trouve malencontreusement plongé dans les ténèbres, la Reine Noire ayant dérobé le soleil, la lune et les étoiles. C'est dans ce contexte que le joueur prend les commandes de la princesse Aurora, chargée de retrouver les trois sources de lumière manquantes. Tout ceci vous semble très classique ? Notez tout de même que le prince charmant répond aux abonnés absents et que c'est la princesse qui tient le rôle de l'héroïne. Et surtout, la véritable histoire qui surplombe ce conte de fées est celle de la "vraie" Aurora, une toute jeune fille qui tombe malade et qui, au lieu de mourir, se retrouve dans le monde de Lemuria. On comprend dès lors que le jeu est une métaphore à peine voilée du nécessaire combat contre la maladie. Nous ne savons pas encore à quel point ce pan réaliste du scénario sera mis en avant dans le jeu final, mais l'idée de base est plutôt séduisante. Une chose est sûre : il y aura beaucoup d'affrontements à mener puisque Child of Light est un véritable hommage aux jeux de rôle japonais les plus classiques.

 

Un J-RPG made in Montréal

 

Child of LightOn peut donc séparer le gameplay en deux phases : celles de l'exploration en temps réel, où l'on se déplace dans les décors, rentre dans les maisons, discute avec les différents personnages, et celles des combats au tour par tour. Un tour par tour tout de même dynamique puisqu'il reprend grosso modo le système ATB (Active Time Battle) des Final Fantasy et qu'il est possible d'interrompre certaines attaques. Pour le reste, on a droit aux classiques armes, sorts, soins, points de vie, points de mana et autres points d'expérience. A noter qu'il est possible de dépenser des points de compétence dans un arbre de talents destiné à augmenter régulièrement la puissance des héros. Mais la plus grande particularité du jeu provient certainement de sa direction artistique "aquarelle", rendue possible grâce au moteur UbiArt Framework. Entièrement réalisé en 2D, Child of Light nous plonge en effet dans de véritables peintures. Il a rarement été aussi approprié de parler de tableaux pour désigner les niveaux qui s'affichent à l'écran. Il se dégage incontestablement une certaine poésie de ces couleurs pastels et de ces traits faussement enfantins.

 

Entièrement réalisé en 2D, Child of Light nous plonge en effet dans de véritables peintures. Il a rarement été aussi approprié de parler de tableaux pour désigner les niveaux qui s'affichent à l'écran."

 

Child of LightMais cette réalisation 2D a également une influence sur le gameplay. Ainsi, la princesse possède des ailes afin de pouvoir profiter d'un scrolling multidirectionnel. Horizontaux comme verticaux, les déplacements sont libres, et il est possible de revenir sur ses pas comme on le souhaite. La liberté de mouvements est d'autant plus de mise qu'Aurora est accompagnée d'Igniculus, une luciole utile à plus d'un titre. Contrôlable directement par le joueur principal (ou par un second joueur), cette petite boule lumineuse est capable de passer à travers les éléments du décor, afin d'actionner des mécanismes et nous aider à résoudre des énigmes. En éclairant les recoins les plus sombres des niveaux, elle nous permet également de découvrir des trésors. Et en la dirigeant sur les ennemis qu'on aperçoit dans les tableaux, il est possible de les éblouir et d'éviter ainsi certains combats. Mais une fois les batailles au tour par tour enclenchées, Igniculus continue de se rendre utile. En les éblouissant, elle ralentit leur vitesse d'action, et en se concentrant sur un allié (Aurora ou l'un de ses compagnons), elle lui redonne de la vie. A la fois classique et original, notamment grâce à sa direction artistique enchanteresse, Child of Light s'annonce donc sous les meilleures auspices !

 




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