Test également disponible sur : PC - Xbox One - PS4

Test WRC 7 : enfin un épisode à la hauteur de nos espérances ? sur PS4

Test WRC 7 : enfin un épisode à la hauteur de nos espérances ?
La Note
note WRC 7 14 20

Avec WRC 7, Kylotonn continue de progresser en nous offrant un jeu qui améliore sensiblement sa formule sur bien des points. Plus beau et plus réaliste dans son pilotage, le titre propose des sensations bien meilleures qu'auparavant, avec un compromis entre arcade et simulation pure qui nous semble enfin au point. Malheureusement, le temps de développement demeure court et ne permet pas de faire des miracles. Du coup, WRC 7 n'affiche pas vraiment un contenu pléthorique et si les longues spéciales ES sont les bienvenues, les joueurs auront vite le sentiment de connaître chaque virage sur les spéciales les plus courtes. De même, les quelques petits bugs ici et là rappellent que les développeurs ne pouvaient pas s'éterniser sur le projet.


Les plus
  • Le gameplay revisité avec une physique plus poussée
  • Le moteur graphique amélioré qui propose de jolis effets
  • Tout le contenu sous licence officielle
  • Le copilote en mode pro qui distille des infos précises
Les moins
  • Contenu limité
  • Carrière minimaliste
  • Les dégâts très permissifs
  • Le comportement des écuries en carrière
  • Pas mal de petits bugs ici et là


Le Test

Licences officielles obligent, certaines séries sont particulièrement difficiles à gérer car elles imposent un rythme de sortie annuel, et donc des temps de développement très réduits. Si Codemasters a réussi son pari avec F1 2016, il ne faut pas oublier les lyonnais de Kylotonn qui ont été chargés par WRC Promoter GmbH (les promoteurs qui ont remplacés North ONE) de s'occuper de la licence officielle du championnat du monde des rallyes. Parti des restes des productions Milestone, le studio a redressé la barque petit à petit avec les opus 5 et 6. Reste à savoir maintenant si la dynamique se poursuit.


WRC 7Kylotonn a bien travaillé pour ce WRC 7, même si au premier abord on est en droit d'en douter, les menus restant inchangés et le contenu n'ayant pas évolué non plus. Du côté du solo, on retrouve les courses rapides et le mode "Carrière", tandis que ceux qui ne jurent que par multi pourront s'amuser avec des courses en local, en ligne et la section dédiée à l'eSport. Celle-ci propose des épreuves pour vous qualifier au championnat et gagner, peut-être, une Hyundai i20. En se lançant dans le mode "Carrière", on constate qu'il n'a pas vraiment évolué depuis l'an passé. Après la création d'un avatar assez sommaire (nom, prénom nationalité et roulez jeunesse) qui ne sert qu'à habiller la vitre arrière de votre voiture, vous voilà plongé dans le grand bain. On commence bien sûr en JWRC (Junior WRC) au volant d'une Ford Fiesta à peine modifiée, avant de monter en WRC 2 pour découvrir la transmission intégrale, puis dans la catégorie reine en WRC. Les diverses écuries ne proposent pas vraiment de différence, si ce n'est l'importance qu'elles accordent à l'état de la carrosserie ou à vos performances. Certaines équipes détestent qu'on froisse de la tôle, au point de se faire remercier même après des victoires. Pourtant, malgré un système de dégâts poussé avec de nombreuses pièces mécaniques sujettes à rupture, le jeu est finalement bien permissif. En effet, on a pu prendre des chocs assez sévères et même quelques tonneaux sans que cela n'ait vraiment abîmé la voiture. Les novices apprécieront de ne pas se faire punir à la première sortie de route, tandis que les pros et les adeptes de la simulation pure et dure devront se tourner vers DiRT Rally pour assouvir leur fantasme sadique de pièces mécaniques qui rompent sous la contrainte. Pourtant, il sera toujours possible de crever, mais on cherche encore une corrélation entre nos passages sur des pierres et l'éclatement d'un pneu. Les roues à plat sont donc plus aléatoires que réellement provoquées, mais quoi qu'il en soit, il faudra choisir entre la réparation et le temps qu'elle fait perdre, ou votre dextérité en pilotage sur la jante.

 

LE CAROSSE RIT

 

WRC 7La plus grosse nouveauté de ce WRC 7 réside dans la présence de nouveaux modèles de voitures. En effet, la FIA (Fédération Internationale de l'Automobile) a décidé de rendre la discipline plus spectaculaire avec des voitures au look plus agressif, mais qui disposent surtout de freins plus généreux et d'une bride d'admission élargie, ce qui porte la puissance à environ 380 CV contre 330 avant. De même, comme dans la vraie vie, on voit disparaître Volkswagen du circuit, la faute à des budgets sérieusement entamés par les amendes du Dieselgate, poussant la marque vers la sortie. Inversement, on salue l'arrivée de Toyota qui est donc le troisième constructeur d'usine avec Citroën et Hyundai, tandis que les voitures semi-privées de M-Sport (Ford) sont toujours présentes, ainsi que quelques écuries complètement privées qui courent avec du matériel ancien. En plus des voitures officiellement engagées, on découvre une catégorie "bonus" qui nous permet de piloter les anciennes WRC comme la Polo, la DS3 ou la Porsche 911 GT3 RS RGT de Romain Dumas. Cette dernière représente la seule voiture propulsion du jeu, la catégorie RGT ne faisant plus partie du championnat du monde. Au niveau des pistes, on retrouve les 13 rallyes du calendrier 2017, y compris les spéciales qui ont étés revues et corrigées. A ce propos, les développeurs ont revu la taille des tracés avec des parcours plus étroits, bien loin des boulevards des précédents épisodes. Appelées ES (Epreuve Spéciale), ces spéciales proposent de piloter pendant 15 à 20 minutes comme les vrais pilotes sur des parcours nettement plus longs que la moyenne. Les puristes apprécieront. En général, chaque rallye va disposer de deux ou trois spéciales "normales" qui s'effectuent en 3 minutes, d'une ES bien longue, et enfin d'une super-spéciale qui est modélisée selon les vraies parcours. Il s'agit de ces épreuves courtes en forme de circuit sur lesquelles deux voitures s'affrontent, exactement comme dans la Race of Champions.

 

ALICE, ÇA GLISSE ?

 

WRC 7Une fois en piste, on peut enfin se rendre compte du travail effectué par le studio. En optant pour la physique type simulation et en désactivant les aides au pilotage, les véhicules font preuve d'un comportement bien plus dynamique avec une suspension retravaillée et un couple sur les roues qui jouera des tours aux novices. Il va désormais falloir être plus concentré pour arriver indemne au bout du rallye, même si un passage par les assistances permet de renouer avec le style très arcade des opus précédents. Être plus prudent sur les freinages en courbe ainsi que sur l'utilisation abusive du frein à main - qui aura tôt fait de nous mettre le nez dans la mauvaise direction - une parfaite maîtrise de l'appel contre-appel tout en jouant des gaz pour maintenir la dérive, voilà ce qui attend les néophytes. De même, les différences entre les terrains sont bien plus marquées qu'avant, la terre de la Sardaigne n'offrant pas le même grip que le gravier finlandais. Néanmoins, certains éléments n'apportent que peu de changements, dont la météo. Par exemple, piloter sous la pluie n'aura aucune incidence. Le plus gros impact de la météo est surtout esthétique, tandis que les spéciales de nuit seront suffisamment claires pour permettre au pilote de les finir, même privé de ses phares. Le KT Engine a été retravaillé ; sur PC, avec toutes options poussées à fond, on dispose d'un rendu assez joli avec pas mal d'effets comme les nuages de poussière et les flammes à l'échappement. A l'inverse, les disques de frein qui rougissent sont bien trop lumineux et donnent plus l'impression qu'un Kévin y a placé un kit néon.

 

En optant pour la physique type simulation et en désactivant les aides au pilotage, les véhicules font preuve d'un comportement bien plus dynamique avec une suspension retravaillée et un couple sur les roues qui jouera des tours aux novices.

 

WRC 7Les effets de lumière sont pourtant bien rendus dans l'ensemble, et les ombres lorsque l'on fonce à travers les forêts finlandaises ou suédoises ont de la gueule. Au niveau du son, il n'y a pas grand-chose à redire si ce n'est qu'il faille baisser le son du moteur et des effets pour faire ressortir la voix du copilote. Si on peut reprocher à ce dernier son ton totalement monocorde, ses indications sont claires et précises, surtout quand on passe en Pro. Ce mode offre bien plus d'informations sur l'état de la route, ainsi que des virages numérotés de 1 à 9 au lieu de 1 à 6 en Normal. Avec le copilote pro, plus question de se contenter des symboles en haut de l'écran sous peine de manquer une myriade d'informations sur la trajectoire à adopter, ou même le revêtement de la route. Bien sûr, on regrettera comme toujours l'absence de véhicules mythiques pour des raisons de licences. On adorerait quand même pouvoir piloter une 205 T16, une Audi Quatto, ou une Lancia Stratos afin de s'offrir de nouvelles sensations après avoir poncé l'offre de véhicules modernes. Enfin, WRC 7 n'est pas exempt de bugs. Par exemple, Ford qui nous invite à faire un rallye au volant d'une Fiesta WRC dernier modèle, avant qu'on se rende compte que le jeu nous classe toujours en WRC 2, ce qui nous permet une victoire facile car au volant d'une voiture bien plus puissante que la concurrence. De même, il ne faut pas hésiter à remonter la difficulté de l'I.A. qui est bien trop lente en Normal, au point qu'on remporte des courses au volant de voitures de catégories inférieures.


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