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Test Wolfenstein 2 The New Colossus : achtung, ça va saigner ! sur PC

Test Wolfenstein 2 The New Colossus : achtung, ça va saigner !
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La Note
note Wolfenstein 2 : The New Colossus 17 20

Wolfenstein II : The New Colossus est un très bon FPS narratif, et l'un des tous derniers représentants de ce genre qui est encore capable de nous transporter dans une expérience à la fois jouissive et explosive. Avec son histoire prenante et son coté second degré totalement assumé, le titre de MachineGames fait partie des jeux qu'on peut vous recommander les yeux fermés si vous êtes adeptes des FPS. Avec une durée de vie en hausse grâce aux missions annexes et aux activités à bord de l'U-boot, le jeu devrait vous tenir occupé pendant plus d'une quinzaine d'heures sans souci grâce à son gameplay indémodable et à son écriture de folie, sans oublier quelques scènes qui vont rapidement devenir cultes grâce à un humour omniprésent.


Les plus
  • Scénario prenant
  • Des gunfights de folie
  • Une narration de qualité
  • Des scènes hilarantes qui vont devenir cultes
  • L'U-boot et ses activités
  • Une durée de vie en hausse
Les moins
  • Peu de nouveautés par rapport à The New Order
  • Le moteur id Tech 6 qui affiche des graphismes pas toujours next gen'
  • La carte du niveau qui demande de passer par les menus
  • Les ennemis presque tous déjà vus


Le Test

Dernier studio à encore investir dans le genre du FPS narratif solo, le studio MachineGames revient cette année avec Wolfenstein II : The New Colossus, une suite directe à l'excellent épisode The New Order sorti en 2014 et à sa moins bonne prequelle The Old Blood sortie l'année suivante. Avec trois ans de développement, les employés de la structure suédoise ont donc eu tout le loisir de pouvoir continuer à surfer sur le scénario uchronique déjà emprunté et dans lequel les Nazis ont gagné la guerre. C'est d'ailleurs BJ.Blazkowicz qui rempile une fois encore, afin de nous permettre de dézinguer du Boche en toute réjouissance.


Wolfenstein 2 : The New ColossusRappelez-vous, à la fin de l'épisode The New Order, BJ.Blazkowicz, notre héros, avait dû ordonner le bombardement de la forteresse du Général Strasse avant même d'avoir pu se mettre à l'abri, ce qui l'avait laissé dans un sale état après qu'un morceau de shrapnel lui ait entamé la boîte crânienne. Pas de souci si vous n'aviez pas joué à cet épisode, car fidèles à leur passion des séries B, les développeurs ont pensé à inclure une excellente cinématique d'introduction façon "Previously On". On y revit donc tous les événements de l'opus précédent, y compris ce moment lorsque BJ.Blazkowicz a dû choisir entre l'un de ses amis et sacrifier l'autre. Un choix qu'on nous redemande d'ailleurs de faire et qui va conditionner l'identité d'un des personnages qui va nous accompagner lors de l'aventure. On retrouve bien sûr la plupart des membres de la résistance qu'on a pu voir dans The New Order, dont Anya, l'infirmière polonaise qui est désormais enceinte de BJ.Blazkowicz. L'histoire de The New Colossus commence lorsque Blazko le barjot reprend ses esprit, bien mal en point et cloué dans son lit. Si les amis de Blazkowicz répondent présent, certains personnages antagonistes font aussi leur grand retour, à commencer par Irene Engel, l'Obersturmbahnfürher qui secondait le Général Strasse dans l'opus précédent. Depuis que notre héros a massacré son supérieur et failli la tuer, elle est montée en grade, tandis qu'une chirurgie réparatrice a permis de colmater les plaies ouvertes sur son visage, ce qui la rend encore plus terrifiante qu'auparavant. Toujours aussi déglinguée du cerveau, la mégère ne vit désormais que pour atteindre un seul objectif : retrouver celui qui l'a défigurée et qui a liquidé son patron ainsi que son amant. Dire que Frau Engel a une dent contre le héros est donc un doux euphémisme. En effet, le sous-marin volé aux Allemands, et qui héberge la Résistance, a été repéré par la diablesse qui envoie ses troupes de choc pour en reprendre possession. A peine éveillé, Blazkowicz doit donc sauter sur le premier fauteuil roulant à disposition, saisir une arme automatique qu'on lui tend, et partir nettoyer les coursives de l'U-boot des envahisseurs. 

 

KKK & NSDAP

 

Wolfenstein 2 : The New ColossusPas de demi-mesure ici, le sang gicle encore à profusion, surtout lorsqu'on a recours aux attaques au corps-à-corps que le vaillant soldat de l'OSS peut exécuter avec brio, même cloué dans son fauteuil. Même après plusieurs mois d'inactivité, le vétéran est toujours en forme, et ceux qui ont joué à The New Order ne seront pas dépaysés par le contexte des années 60, ni par la dégaine assez massive des ennemis qui n'ont pas grandement évolué, ce qui se comprend d'un point de vue scénaristique. Sous ses dehors de série B, The New Colossus est d'ailleurs bien plus profond que son aïeul, avec une histoire bien plus sérieuse qui s'attaque à l'enfance du héros, ainsi qu'à divers problèmes comme le racisme. Ce dernier sujet est d'ailleurs très représenté, car dans ce nouvel épisode, la Résistance va s'attaquer aux Etats-Unis. Or, après avoir envahi le pays, les forces du Troisième Reich ont réussi à trouver d'excellents alliés sur place en recrutant les membres du Ku Klux Klan. Ces derniers sont d'ailleurs plus prompts à persécuter la communauté noire, traditionnellement mise au ban de la société dans les états du sud, tandis que les Nazis haïssent tout ce qui n'est pas aryen et conforme au règlement, au point que la fille même de Frau Engel soit rejetée par sa mère à cause de son surpoids. Ne vous attendez pas à un grand plaidoyer humaniste pour autant, la série Wolfenstein est basée sur la dérision et le grand n'importe quoi, et cet épisode ne déroge bien sûr pas à la règle.  

 

Sous ses dehors de série B, The New Colossus est d'ailleurs bien plus profond que son aieul, avec une histoire bien plus sérieuse qui s'attaque à l'enfance du héros, ainsi qu'à divers problèmes comme le racisme.

 

Wolfenstein 2 : The New ColossusSi The New Order s'inspirait du nanar Iron Sky en envoyant le joueur affronter les Nazis sur la Lune, cette fois, c'est sur Venus qu'il faudra aller chercher l'élite du régime. Pas question d'y aller en fusée, car après une visite dans la Zone 52 (oui, vous avez bien lu, la 52) située aux alentours de la ville de Roswell, on découvre que l'Allemagne peut désormais produire des soucoupes volantes. Bref, un grand foutoir qui sert surtout de prétexte aux développeurs pour nous proposer des affrontements épiques contre des ennemis robotiques gigantesques, le tout en s'amusant avec un arsenal de folie. Ce sont par ailleurs les armes lourdes qui ont fait l'objet d'un soin tout particulier, avec entre autres le Lasergewehr qui permet de faire fondre les ennemis ou n'importe quelle autre surface métallique grâce à son rayon. Il y a aussi le Dieselkraftwerk qui permet de faire exploser du carburant gélifié et qui fera aussi son petit effet. Quant aux armes primaires, elles sont peu ou prou les mêmes qu'avant et l'on retrouve donc avec plaisir le gun classique, la mitraillette, le fusil d'assaut, le shotgun et le lance-grenades, sachant qu'ils ont tous été boostés aux hormones nazies. Tout respire la puissance brute, et on peut même upgrader certaines caractéristiques via des kits de modification qu'on ramasse dans les niveaux. Ceci permet de démultiplier la puissance de feu des armes, et on vous recommande de récupérer un maximum de ces kits, tout en améliorant en priorité les pétoires qui correspondent à votre style de jeu. D'ailleurs, si le jeu comporte un système de perk, sachez qu'on a que peu d'impact sur les bonus octroyés par le système. En effet, tout est géré automatiquement afin de ne pas transformer ce FPS nerveux en un RPG au rythme ramolli, et c'est donc votre façon de jouer qui définira le déblocage des perks. Plus vous la jouez infiltration à grands renforts de lancer de hache et d'exécutions "mélée", plus vous serez efficace dans ce style de jeu.

 

Wolfenstein 2 : The New ColossusSi l'infiltration n'a jamais vraiment été une option viable dans les précédents Wolfenstein, les développeurs ont modifié le level-design avec des niveaux bien plus vastes, ce qui permet de donner de la crédibilité aux stealth kills, notamment grâce aux multitudes de salles et autres passages disponibles. Le revers de la médaille, c'est que si l'on opte pour l'approche "pluie de balles", les niveaux semblent alors inutilement vastes, et assez vides, toutes les IA du coin ayant foncé sur vous aux premiers coups de feu entendus. Il faut au passage saluer le travail de MachineGames sur les ennemis puisque leurs attitudes sont très convaincantes. En effet, ils n'hésitent pas à faire un petit trajet pour nous prendre à revers, où recourir aux grenades dès que l'on squatte la même planque un peu trop longtemps. On a plusieurs fois été étonné par le jeu tactique des ennemis qui préfèrent même attendre du renfort plutôt que de nous foncer dessus. Dès lors, la clef de la survie repose sur une importante mobilité, mais surtout sur une puissance de feu maximale. À cette fin, le système de dual-wield (akimbo) est reconduit afin qu'on puisse tout exploser avec une pétoire dans chaque main, sachant qu'on peut désormais choisir quelle arme placer dans chaque main, ce qui permet de très savoureux duos, et une flopée d'options tactiques assez impressionnante. A titre personnel, on a flashé sur le tandem fusil à pompe/lance-grenades qui offre une destruction maximale à courte et moyenne portée. En plus d'un très bon level-design et des sympathiques environnements proposés (comme Roswell, la Nouvelle-Orléans transformée en ghetto de Varsovie, la surface brûlante de Vénus, un Manhattan ravagé par la bombe atomique), Wolfenstein 2 dispose d'une excellente bande-son qui vous mettra directement dans l'ambiance. On pense notamment aux cinématiques de défilé qui s'accompagnent d'une musique martiale, ou bien encore les gros riffs de métal lors des combats. C'est d'autant plus réjouissant puisque les enregistrements de la maison de disque Neumond (qui revisite les classiques de la pop des années 60 à la sauce du Dr Goebbels) sont toujours présents avec entre autres les Die Käfer, qui signifie The Beatles en anglais.

 

ÜBER & U-BOOT

 

Wolfenstein 2 : The New ColossusEn plus de l'aventure principale, Wolfenstein 2 reste fidèle à la tradition en proposant une flopée d'items cachés et autres salles discrètes à découvrir dans chaque niveau. Aussi, pour s'assurer d'une durée de vie encore plus grande, les développeurs ont ajouté de nouveaux défis dans lesquels il faut assassiner de hauts dignitaires qui errent dans les niveaux déjà parcourus. En tuant ces officiers, on récupère ainsi des cartes perforées qui vont nous servir de jetons pour accéder à un mini-jeu située dans l'U-boot de la Résistance. Servant en quelque sorte de hub, ce sous-marin (baptisé le Marteau d'Eva) regorge d'activités annexes dont la fameuse machine Enigma qui va décoder les cartes trouée, et ainsi nous permettre d'obtenir de nouvelles missions. Arborant des proportions impressionnantes, le submersible abrite une foule de gens avec qui on va pouvoir discuter afin d'obtenir des infos sur le background de chaque personnage, mais aussi dénicher de nouveaux objectifs qui sont soit dans les niveaux déjà visités, soit simplement à bord du sous-marin. Ce dernier renferme d'ailleurs de nombreux endroits intéressants comme les quartiers des personnages, une cantine, un stand de tir avec un véritable parcours d'entraînement façon "Kill House", disposant de son propre tableau des scores et même un bar doté d'une borne d'arcade sur laquelle on peut jouer à l'intégralité de Wolfenstein 3D. A titre indicatif, sachez qu'on a mis environ 15 heures pour faire la quête principale à laquelle on peut ajouter quelques missions annexes, le tout en difficulté "Death Incarnate". Les joueurs qui opteront pour une difficulté bien retorse, ou qui chercheront tous les objets et trophées, y passeront logiquement bien plus de temps. Techniquement, le jeu reste honnête sans en mettre plein la rétine, ce qui est assez étonnant puisque le moteur id Tech 6 est censé en avoir sous le capot. Testé sur PC avec une nVIDIA GTX 1080 Ti, Wolfenstein 2 ne nous a présenté aucun problème, mais le jeu étant optimisé pour AMD (Ryzen et Radeon), ceux qui disposent de cartes graphiques nVIDIA avec peu de VRAM pourront rencontrer des déconvenues. De plus, certains bugs d'affichage ont été relevés par d'autres joueurs, mais il semble que les récents patchs aient corrigé ces quelques problèmes.


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