Test également disponible sur : PC - Xbox One - PS4

Test Battlefield 5 : un solo et un multi solide, le meilleur FPS de 2018 ? sur Xbox One

Test Battlefield 5 : un solo et un multi solide, le meilleur FPS de 2018 ?
La Note
note Battlefield 5 17 20

Avec Battlefield 5, DICE fait évoluer sa recette par petites touches, mais sans jamais nuire à l’efficacité du gameplay. Avec un mode solo "War Stories" moins linéaire et qui ne ressemble plus à un tutoriel déguisé, les adeptes des campagnes scénarisées façon Hollywood devraient y trouver leur bonheur, avec une durée de vie qui oscille toujours autour de la dizaine d’heures. En ce qui concerne le multi, le studio suédois a renforcé l’importance du jeu en équipe via les escouades où chaque joueur pourra ranimer ses coéquipiers, ce qui limite drastiquement les comportements individualistes. On regrettera la perte du gigantisme qu’apportaient les Béhémoths, mais globalement, le gameplay reste plus agréable que celui de Battlefield 1. Avec le programme de "game as a service" Tides of War, Battlefield 5 continuera à être régulièrement alimenté en contenu tout au long de sa vie, ce qui en fait un solide investissement, surtout avec l’arrivée du mode Battle Royale "Firestorm" en mars 2019. En résumé, nous sommes en présence d’un opus clairement incontournable pour les adeptes de la franchise.


Les plus
  • Le contenu pléthorique
  • Planning de mises à jour "Tides of War" chargé
  • Le système d'escouade qui oblige à jouer en équipe
  • Toujours une bombe visuelle
  • Les War Stories un peu moins linéaires
  • Un gameplay bien adapté aux armes de 1940
Les moins
  • Des imprécisions historiques pour brosser le marché américain dans le sens du poil
  • Perte des Behemoth et du gigantisme qu'ils induisaient
  • Quelques bugs
  • La narration des War Stories pas toujours cohérente


Le Test

Après un Battlefield 1 qui avait à la fois surpris par son choix de traiter la Première Guerre mondiale et déçu par son manque de contenu, DICE a opté pour un retour aux sources avec Battlefield 5. Comme Call of Duty : WWII, la franchise d'Electronic Arts repart sur le terrain de la Seconde Guerre mondiale, renouant au passage avec ses origines (Battlefield 1942) tout en capitalisant sur la recette établie l'année dernière. Lars Gustavsson (directeur créatif) et ses équipes ont travaillé d'arrache-pied pour proposer un nouveau regard sur le conflit de 39-45 et, tant qu'à faire, améliorer les points faibles du multi repérés dans Battlefield 1. Malgré un premier trailer qui avait provoqué la furie des joueurs, avec femmes combattantes, bras mécaniques et katanas, que vaut vraiment Battlefield 5 ? Réponse dans notre test.


Battlefield 5Contrairement à Call of Duty : Black Ops 4 qui a laissé tomber le mode solo, Battlefield 5 joue à fond la carte de la campagne scénarisée pour attirer les joueurs qui apprécient la possibilité de jouer hors-ligne, comme tout asocial qui se respecte. On peut dire ce que l'on veut, mais pour cerner les mécaniques de gameplay d'un titre, il est toujours plus agréable de se mesurer à l'I.A. que de faire face aux autres joueurs souvent déjà experts de la licence. Comme avec BF1, le studio a opté pour le format des War Stories, sauf que le concept a largement évolué. Alors que l'année dernière, il s'agissait d'un gros tutoriel déguisé avec une trame narrative par spécialisation, la campagne solo propose désormais des histoires nettement plus séduisantes. Ici, l'objectif est de rendre hommage à des batailles moins connues de la Seconde Guerre mondiale. Plus concrètement, les joueurs vont avoir droit à cinq épisodes, dont quatre dès la sortie du jeu (le 9 novembre pour les joueurs EA Access, pas avant le 20 pour les autres) : le prologue (un tuto condensé), "Nordlys " (où l'on incarne une résistante norvégienne capable de faire du ski), "Tirailleur " (où l'on joue un tirailleur sénégalais), et "Under No Flag " (qui nous met dans la peau d'un repris de justice enrôlé dans les forces spéciales britanniques en Afrique du nord). Enfin, dans les mois à venir, on pourra incarner un chef de char Tigre allemand lors des derniers mois du conflit. Globalement, ces War Stories sont sympathiques à jouer sans toutefois révolutionner la formule.

 

LA GUERRE DES BOUTONS

 

Battlefield 5Parmi les nouveautés, on note que chaque chapitre proposera une map très ouverte avec plusieurs objectifs libres, afin de changer de la progression très linéaire. Il y a aussi des petites features spécifiques à chaque héros que l'on incarne. Par exemple, si l'héroïne de Nordlys pourra faire du ski, sachez que le repris de justice dans Under No Flag disposera de bombes artisanales spécifiques, ou que le tirailleur de l'épisode éponyme disposera pour sa part d'un pistolet lance-fusée afin d'indiquer aux alliés qu’il est temps de monter à l'assaut. Comme souvent, l'I.A. ne se montre pas forcément très futée, et le réglage de la difficulté n'impacte que les dégâts subis. Chaque aventure propose son lot de moments forts : ces "War Stories" fournissent un excellent divertissement popcorn bien que les historiens les plus rigoureux grinceront des dents par rapport à certains aspects. Parmi ces couacs, le jeu explique que l'armée française a supprimé les soldats des colonies des photos, ce qui est vrai, mais sans préciser qu'il s'agissait d'une demande de l'armée américaine. Le jeu cherchant bien évidemment à séduire les États-Unis, et les GI étant pour l'instant absents du casting, on se doute que DICE a voulu ménager des acheteurs très patriotes. De même, pour faire plaisir à ses fans, le studio suédois a réalisé quelques petits ajustements depuis le premier trailer. En effet, bien qu'historiquement fidèle, la prothèse mécanique que l'on apercevait n'est présente nulle part dans le jeu, tout comme le katana qu'un soldat portait sur son dos.

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT EA

 

Battlefield 5Au niveau du multijoueur, DICE a également procédé par petites touches afin de faire évoluer la formule introduite dans Battlefield 1. Pas de révolution donc, mais plusieurs nouveautés qui vont transformer la manière de jouer. Pour casser le schéma respawn-frag-mort qui était prépondérant dans BF1, les Suédois ont imaginé un nouveau système pour encourager les utilisateurs à jouer en équipe. Lorsque l'on arrive sur le serveur, on est immédiatement intégré dans une escouade composée de 4 joueurs. A partir de là, on va pouvoir respawn sur n'importe quel joueur encore en vie, mais également soigner chaque membre sans avoir choisi la classe Médic. Bien évidemment, un Support mettra plus de temps à ranimer un allié qu'un spécialiste, mais cet ajout permet au joueur de s'impliquer bien plus dans l'équipe et, surtout, de multiplier les chances de se faire ranimer une fois au sol. Autre évolution, le mode "Opérations" qui laisse la place aux "Grandes Opérations" et ses parties encore plus longues. Chaque journée propose un mode de jeu différent, et en fonction des résultats de chaque manche, Axe et Alliés auront droit à des avantages ou à des brides pour la partie suivante. En général, les gagnants pourront disposer de plus de tickets de respawn, d'un cooldown réduit sur les véhicules ou encore de plus de temps pour réaliser les objectifs. Si les deux équipes sont au coude à coude après les trois manches principales, une sorte de tie-break sera jouée dans un tout nouveau mode de jeu. Qaunt à l'Assaut Final, il place les joueurs sur une carte avec un seul objectif, sachant que le respawn est désactivé et les munitions sévèrement limitées. Ici, plus question de prendre de risque, la victoire dépend énormément de notre sens de la stratégie. L'inconvénient, c'est que pendant ces manches, la plus grande majorité des joueurs optent pour le Médic ou le Support afin de pouvoir contrebalancer les restrictions de départ. Bien sûr, les modes classiques restent de la partie avec les incontournables "Conquête", "Domination", ou encore "Team DeathMatch".

 

On déplore quand même le petit manque de gigantisme induit par la perte des fameux Béhémoths de BF1, tandis que l’effet wahou sera désormais assuré par les capacités spéciales du chef d’escouade.

 

Battlefield 5Un petit mot, aussi, sur le mode "Percée" (qui ressemble au mode "Opérations" de BF1)  dans lequel il va falloir s'emparer de points de capture dans un ordre bien précis, sachant que si l'équipe à l'attaque manque un objectif, elle devra défendre le précédent. Ce système peut mener à des situations où chaque camp fait des va-et-vient entre deux points particulièrement difficiles à prendre, ce qui mène à des sessions extrêmement longues.  En ce qui concerne la progression du joueur, sachez que si la plupart des options sont cosmétiques, il est possible de personnaliser armes et véhicules via un arbre de compétences où chaque palier se déverrouille contre les fameux Battlefield Coins (la monnaie in-game). Si ce système n'est pas des plus faciles à appréhender (il faut naviguer dans plusieurs menus pour améliorer ses armes par exemple), il permet tout de même de modifier assez radicalement les outils à disposition du joueur sans conférer des avantages qui ruineraient l’équilibre de Battlefield 5. Pour faire simple, chaque arme pourra être axée précision ou "hip fire", tandis qu'il sera possible d'améliorer les véhicules pour optimiser le combat anti-tank ou face à l'infanterie. C'est la même chose avec les avions où le joueur a la possibilité de changer un appareil en une machine blindée et chargée de bombes lourdes, ou d'opter pour des boosts de vitesse et de maniabilité en ajoutant des mitrailleuses. Bref, le choix est vaste et les options sont de fait très nombreuses, ce qui permet aux aficionados de la série d'accorder parfaitement leurs armes et véhicules à leur style de jeu. On déplore quand même le petit manque de gigantisme induit par la perte des fameux Béhémoths de BF1, tandis que l’effet wahou sera désormais assuré par les capacités spéciales du chef d’escouade. En effet, les points de l’équipe pourront permettre de débloquer des parachutages de ravitaillement, des véhicules spéciaux (un half-track avec une pièce d’artillerie, un char très lourd), mais aussi des frappes avec un V1. Ce missile de croisière a un fort impact psychologique, car une fois lancé, on l’entendra arriver avec le bruit caractéristique de bourdonnement du pulsoréacteur. Comme en vrai, quelques secondes après l’arrêt du moteur, la bombe plonge vers le sol, délivrant une explosion incroyablement puissante qui peut être observée de l’autre côté de la map.

                                                              

TIGRE & DRAGON

 

Battlefield 5Globalement, Battlefield 5 offre des maps plus ou moins ouvertes qui plairont aux joueurs en fonction de leurs affinités avec telle ou telle classe, ou leur propension à utiliser des véhicules. Amateurs de cartes vastes et ouvertes, on avoue avoir particulièrement apprécié Torsion d'Acier avec son pont, Aérodrome et son hangar meurtrier, et Hamada qui nous plonge au coeur de l'Afrique du Nord. Bref, la sélection devrait convenir à tous, sachant que le nombre de maps est amené à s'étoffer avec le temps. D'ailleurs, fidèle à son crédo "game as a service", DICE a promis de sortir régulièrement du contenu tout au long de l'année 2019. Dès la fin de l'année, les joueurs pourront ainsi mettre la main sur la War Story "The Last Tiger", le champ d'entraînement, les skins pour véhicules et une nouvelle map qui mettra à l'honneur les combats de tanks au cœur de la Belgique. Les festivités se dérouleront selon la roadmap déjà communiquée, le mode Battle Royale "Firestorm" étant prévu pour mars prochain. En gros, il va y avoir de quoi faire dans les mois à venir, d'autant que les Battlefield ne sont pas annuels contrairement aux Call of Duty. Enfin, sur le plan technique, malgré des bugs, Battlefield 5 envoie toujours du bois grâce au Frostbite qui offre un rendu visuel impressionnant et une physique toujours aussi immersive, surtout au niveau des destructions ou des effets de souffle (sur les feuilles et les particules en particulier). Petit bémol sur PC : le support RTX ne sera pas disponible à la sortie du jeu, et il faudra attendre un patch (la date n'est pas encore connue) afin de profiter de la dernière technologie NVIDIA. Quoi qu’il en soit, le jeu dispose de nombreuses options graphiques sur PC, ce qui permettra à une large majorité de joueurs de choisir les effets qu’ils veulent privilégier en fonction de leur machine.


Réagir à cet article Réagir à cet article

 Furieux Votez  Blasé Votez  Osef Votez  Joyeux Votez  Excité Votez
75% Excité



Autres articles

Battlefield 5 : un trailer de lancement avec une seule image de gameplay Il n'est pas attendu avant le 20 novembre prochain, mais Battlefield 5 s'offre d'ores et déjà son trailer de lancement, qui ne propose qu'une seule image de gameplay. Le reste n'étant que des cinématiques. 2 | 09/11/2018, 17:04
Nvidia : les drivers GeForce 416.81 optimisés pour Battlefield 5 sont là ! Alors les serveurs de Battlefield 5 viennent d'ouvrir pour les joueurs qui sont abonnés au programme EA Access, Nvidia vient de dégainer ses drivers GeForce optimisés pour le dernier FPS de DICE. 09/11/2018, 13:27


Derniers commentaires
Par Quentin83 le Lundi 12 Novembre 2018, 16:37

likeSmall
Je viens de tester les 10H en EA ACCESS...au final relativement déçu...Peu de contenu au niveau des cartes et en 10H on a l'impression d'avoir déjà fait le tour.
Niveau des graphismes la aussi c'est une peu la douche froide...On est sur du BF1 à peine amélioré (je suis sur one X) et certaines cartes sont très ternes (Géant d'acier...).
Concernant les armes il n'y a pas de vision globale sur ce qui reste à débloquer, on se contente de découvrir au fur et à mesure ce qu'il y a et c'est assez frustrant au final...
Bref avis très mitigé pour le moment :/


Répondre
-
voter voter

Par marsjajan1 le Vendredi 9 Novembre 2018, 22:13

likeSmall 70
Kei a écrit:Exactement ce que je me disait !Vous dites n'importequoi dans votre article "quelques bugs" Ça devrait être un atout la plupart des jeux a leur sortie sont remplis de bugs !


Sauf qu'un jeu se voulant être un jeu prenant part à la seconde guerre mondiale se doit d'être exact donc c normal qu'il soit en moins


Répondre
-
voter voter

Par Troverniak le Vendredi 9 Novembre 2018, 15:53

likeSmall 175
Par contre la voie des femmes et quand elles se blessent

Répondre
-
voter voter

Par Troverniak le Vendredi 9 Novembre 2018, 10:59

likeSmall 175
"Perte des Behemoth et du gigantisme qu'ils induisaient" moi j'aurais mit ça en positif car c'était chiant de voir un truc cheaté débarqué en plein milieu du jeu.

Répondre
-
voter voter

Par venomeb le Vendredi 9 Novembre 2018, 10:10
Ho my god je viens de voir que webedia a racheté notre cher jeuactu...
Ça sent la fin de l'independance...


Répondre
-
voter voter

Par Kei le Vendredi 9 Novembre 2018, 8:13
kulshy a écrit:"Des imprécisions historiques pour brosser le marché américain dans le sens du poil"Fallait vraiment chercher des inconvenients c'est ça ? On en parle des CoD avec des notes defiant toute concurrence et le patriotisme a vomir d'Actipognon ?

Exactement ce que je me disait !
Vous dites n'importequoi dans votre article "quelques bugs" Ça devrait être un atout la plupart des jeux a leur sortie sont remplis de bugs !


Répondre
-
voter voter

Par kulshy le Jeudi 8 Novembre 2018, 20:48
"Des imprécisions historiques pour brosser le marché américain dans le sens du poil"

Fallait vraiment chercher des inconvenients c'est ça ? On en parle des CoD avec des notes defiant toute concurrence et le patriotisme a vomir d'Actipognon ?


Répondre
-
voter voter

>> Voir les 7 réponses dans le forum


Donnez votre avis sur ce sujet
Pour ne pas avoir à saisir les informations de code/nom vous pouvez vous créer un compte gratuitement !


*